‹ Etudes et appreciations. -- (volume 5)Chapitre 41 sur 137 · Richard, ouv. cil., t. i, p · texte numérisé non relu

Richard, ouv. cil., t. i, p

MELANGES CANADIENS

Nouvelle-Ecosse, écrivaient les Lords du Commerce en 1720, nous croyons qu’il vaudrait mieux qu’ils fussent transportés ailleurs 1 . ” Voilà le projet énoncé trente-cinq ans à l’avance, et ce programme, remarquons-le bien, il vient d’Angleterre. En attendant qu’il puisse s’exécuter sans trop de dommage pour la colonie, on refuse aux premiers possesseurs du sol la concession de terres nouvelles ; et l’avis contraire de Mascarène, si sensé et si équitable, ne peut prévaloir contre les instructions de Londres2.

Les Acadiens ont beau se montrer fidèles à leurs nouveaux maîtres3, l’idée d’une expulsion en bloc n’est pas abandonnée. Elle provoque des adhésions jusque dans la Nouvelle- Angleterre. Le gouverneur Shirley, du Massachusetts, croirait préférable d’insuffler à ces Français, par des procédés qu’il suggère, une âme anglaise, l’âme qui se traduit par le parler anglais et le protestantisme anglais. Néanmoins, il n’hésite pas à recommander un plan beaucoup plus radical, et un moyen de détruire jusqu’aux derniers vestiges de l’influence française : il s’agit de recruter des forces assez puissantes pour s’emparer des Acadiens, “ les transplanter en Nouvelle-Angle-

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