‹ Etudes et appréciationsChapitre 101 sur 173 · Martin Saint-Léon, ouv. cit. 1, vu, eh. i, sect · texte numérisé non relu

Martin Saint-Léon, ouv. cit. 1, vu, eh. i, sect

l'organisation professionnelle 209

rable des temps modernes formule très nettement sa pensée en l'appuyant sur les Livres saints et la raison philosophique.

L'expérience quotidienne que fait Thomme de l'exiguité de ses forces, l'engage et le pousse à s'adjoindre une coopération étrangère. C'est dans les saintes Lettres qu'on lit cette maxime : Il vaut mieux être deux ensemble qu^un seul, car des associés retirent du profit de leur société. Si Vun tombe, Vautre le soutient. Malheur à Vhomme seul ; car, lorsquHl sera tombé, il n'aura personne pour le relever. ^ Et cette autre : Le frère qui est aidé par son frère, est comme une ville forte. ^ De cette propension naturelle naissent la communauté civile d'abord, puis, au sein même de celle-ci, d'autres sociétés qui, pour être restreintes et imparfaites, n'en sont pas moins véritables. Entre ces petites sociétés et la grande il y a de profondes différences qui résultent de leur fin prochaine. La fin de la société civile atteint universellement tous les citoyens, car elle réside dans le bien commun, c'est-à-dire dans un bien auquel tous et chacun ont le droit de participer dans une mesure proportionnelle. C'est pourquoi on l'appelle " publique ", parce qu'elle réunit les hommes dans les cadres généraux d'une même nation. 3 Au contraire, les sociétés qui se constituent dans son sein sont tenues pour " privées " et le sont en effet, car leur raison d'être immédiate est l'utiUté particulière et exclusive de leurs membres, telles, par exemple, les compagnies commerciales.'' N'allons pas néanmoins conclure de ce fait de l'origine et de la présence des sociétés privées dans la communauté civile qu'il soit au pouvoir de l'Etat, en soi et d'une façon

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