‹ Etudes et appréciationsChapitre 120 sur 173 · Ouv. cit., p · texte numérisé non relu

Ouv. cit., p

Les économistes, écrit Tabbé Garriguet,^ lui donnent le nom de facteur originaire, parce que les éléments qu'elle fournit sont antérieurs à tout travail et constituent comme le point de départ de toute production. Si on remonte à l'origine de n'importe quel produit, si on en détache un à un les divers éléments qui ont servi à le former, on sn trouve toujours, en dernière analyse, en face d'une matière première qui a été donnée par la nature et sur laquelle est venue s'exercer l'activité de l'homme. Le rôle de la nature n'est pas également considérable dans la création de toutes les utilités économiques. Tantôt il est prépondérant, tantôt il n'est que secondaire ; mais toujours il est loin d'être aassi insignifiant que le disent les socialistes.

La nature fournit donc le substratum d'où sortent, par les soins de l'entrepreneur, et par le travail de l'ouvrier, les produits de l'industrie. Grande, évidemment, est la part de productivité du travail manufacturier. Opérant sur la substance soumise à son action, le travailleur la façonne selon toutes les formes de l'art et toutes les exigences de la vie et du commerce ; il en tire les objets les plus utiles et les plus merveilleusement ouvrés. Par ses mains et ses bras, par les machines qu'il meut, par les outils qu'il manie, l'ouvrier se montre un agent de production d'autant plus apprécié et d'autant plus efficace que ses aptitudes physiques et morales sont plus marquées.

Quelles que soient, cependant, ces aptitudes, elles ne servent si admirablement les intérêts de

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