‹ Etudes et appréciationsChapitre 145 sur 173 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

2. Saint Thomas, Du goiwcrn. des princes, 1. I, ch. 15.-Cf. Ch. PÉRiN, De la richesse dans les sociétés chrétiennes.

lectuel et religieux, dont ils sont le plus justement fiers, ne sauraient se soutenir sans appui financier, sans ressources terrestres. Or, poursuit Léon XIII, ^ ^' de tous ces biens matériels, le travail de l'ouvrier, travail des champs ou travail de l'usine, est une source éminemment féconde et nécessaire. On peut même dire en un sens très vrai (puisque le capital n'est que du travail accumulé ou transformé) que le labeur ouvrier jouit d'une telle efficacité qu'en lui réside l'unique instrument de la prospérité économique des nations. " Conséquemment, l'équité basée sur les services rendus, demande '^ que l'Etat se préoccupe des travailleurs et fasse en sorte que, de tous les biens qu'ils procurent à la société, il leur revienne une part convenable, comme l'habitation et le vêtement, et qu'ils puissent vivre au prix de moins de peines et de privations. D'où il suit que l'Etat doit favoriser tout ce qui, de près ou de loin, paraît de nature à améliorer leur sort. " ^

A ce motif de reconnaissance et d'équité, s'ajoute celui de l'intérêt propre, des avantages de paix, de sécurité, de puissance productive, qu'assure à la société une classe ouvrière satisfaite. L'angoisse qui, à l'heure actuelle, étreint le monde, la vague prolétarienne qui le secoue et menace de le sub-

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