‹ Etudes et appréciationsChapitre 15 sur 173 · Article paru dans V Action française de déc · texte numérisé non relu

Article paru dans V Action française de déc

jour tous les sophismes de l'hérésie et de l'incrédulité. L'Etat, de son côté, ne subsiste et ne grandit que par la vertu des principes d'ordre moral et de sagesse politique dont il s'alimente, et qui sont la loi profonde de toute société.

Tout ce qui est solide, tire sa force de la vérité. Tout ce qui est beau, noble et utile, lui doit sa raison d'être, lui emprunte ses conditions de vie. Elle a ses adversaires, des ennemis qui la combattent dans les idées et dans les faits. Elle a aussi ses champions, des amis de toute origine, de tout rang, et de toute valeur. Les lutteurs les plus divers s'arment pour sa défense. Mais c'est au prêtre surtout qu'incombe la tâche d'en servir vaillamment les intérêts.

Le prêtre est le ministre du Verbe divin. En recevant l'onction sainte, il contracte avec la pensée de Dieu d'où émane tout ce qui est vrai, un pacte indissoluble. Il lui doit une éternelle fidélité. Fidélité dans l'exposition des dogmes ; fidélité dans le classement des opinions ; fidélité dans l'apologie des enseignements de l'Eglise et de tout le patrimoine intellectuel de l'humanité.

Quelle fonction sublime !

Votre vie et toute vie humaine ne saurait offrir au ciel et à la terre une autre et plus belle unité que d'avoir fidèlement, courageusement et humblement voulu se dévouer au triomphe de la vérité. ^

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