Discours cité
VEglise, pour les mettre aussitôt en pratique, les directions les plus appropriées.
Pour ce qui est de notre pays, nous nous croyons en mesure de déclarer que Tépiscopat de la Province de Québec est nettement hostile au suffrage politique féminin. Déjà les Pères du Premier Concile Plénier, au cours de leur lettre si sage et si opportune sur " Tesprit chrétien dans l'individu, dans la famille et dans la société ", avaient énoncé une doctrine logiquement contraire à l'entrée de la femme dans le donaine politique. Nous savons de source certaine que nos évêques voient d'un très mauvais œil le mouvement social actuel qui poussse les femmes et les filles vers les urnes et, par une pente naturelle, vers le parlement.
S. G. Monseigneur Roy vient de l'affirmer très clairement.
Dans une lettre adressée ^ à un Comité de Dames québecquoises contre le suffrage féminin, Monseigneur l'Administrateur du diocèse de Québec, félicite chaleureusement le Comité de son initiative " qui répond parfaitement, dit-il, aux vues de tout l'Epis-
f copat de la Province. " D'après Sa Grandeur, le suf-
I frage des fepimes est contraire à " nos traditions fondamentales " et les législateurs qui lui ouvriraient la porte
L ''commettraient une grave erreur sociale et politique." Mentionnons aussi la récente lettre pastorale de Monseigneur l'Evêque de Rimouski sur 1' "esprit chrétien" 2, où les inconvénients du suffrage féminin sont vi-
^goureusement signalés : " L'autorité du père, demande Mgr Léonard, y gagnera-t-elle si sa femme et ses filles annihilent l'action que notre droit politique lui permet d'exercer dans la direction des affaires du pays ? Le prestige de la mère se relèvera-t-il parce qu'elle aura le