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CE QU'EST LA

A propos d'assista

Est-il vrai, comme d'aucun!

charité est '' une science '' , ( faut désormais la définir ?

11 y a certes, — ce qui est science de la charité. La théolc long de ce que Ton désigne dan le mot '^ charité," et elle établi charité, dans son essence et ses ( la première et la plus influente où se concentre comme en un i de la loi évangélique.

D'après ce concept traditionn et envers le prochain est une \ dans l'économie du salut ,un rôh

Le naturalisme, qui écarte t jette cette notion d'une chose et très bienfaisante dont les âr nérés par Jésus-Christ, sont to la charité n'est pas une vertu, n pas une vertu divine et surnal humaine, naturelle. Encore ui imoies ou inconscientes trava

humaines repose sur deux lois également nécessai la vertu de justice, et la vertu de charité. Elle igi les échanges de services par lesquels ces deux ve se soutiennent, les grands courages que le sacrifice lontaire nourrit, les mérites inappréciables que le non cément généreux engendre.

Elle crée, aux mains de l'Etat, un instrument c mode de patronage, de nouveaux moyens d'empi ment sur l'initiative privée, de nouvelles méthode domination. Elle se complaît dans ses calculs sti tiques. Elle rapporte à ceux qui s'en servent, et ( elle est essentiellement tributaire, de pompeux ék Mais elle tend à dessécher les sources de la charité ; restreint le champ des œuvres charitables, elle en lentit le zèle, elle en brise très souvent l'effort.

Peut-on dire que, pour les peuples et surtout peuples catholiques, c'est un progrès ?

SUFRÊME HOMMAGE

Dieu qui veille sur son Eglise, ne permet pas c dinaire qu'elle tombe en des mains indignes.

Nulle dynastie n'offre au monde un spectacle c parable à celui qui se déroule depuis dix-neuf c ans à travers les fastes de la Panauté. Nulle ea

pagation de la vraie foi, de la sanctification du peuple chrétien. Mais ce qui, surtout, fera éternellement resplendir sa grande figure, c'est le rôle social et international qu'il a tenu, dès l'aube sanglante de la dernière guerre, avec une si admirable clairvoyance et un esprit de charité et de justice indéfectible.^

Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de signaler ce rôle, de le définir, de le justifier, et de le glorifier.

On nous permettra de reproduire, ici, avec un partiulier intérêt, quelques-uns des jugements portés, au lendemain de la mort du Pape, sur son œuvre, et où l'on fait d'une façon très significative l'apologie de cette œuvre qui fut si mal comprise. " L'avons-nous assez mal jugé, le Saint-Père qui vient de mourir, en France et en Belgique, et sans doute aussi en Italie, pendant la guerre !" (G. Hervé, la Victoire). ^' La Providence a toujours de mystérieux moyens de venger les Papes dont on a dit que qui en mange en crève. Aujourd'hui, c'est la cruelle ironie des réalités qui nous montre la folie avec laquelle nous nous sommes emballés pour un pontife falot sorti des brumes 6.3 l'Atlantique après avoir repoussé et bafoué le vrai Pape, le Pape lumineux des clartés latines et des clartés d'en haut, le Pape ami de la France, Benoît XV" (Cm, la Croix^). ''C'est

1. '' Pour les Etats comme pour les particuliers, la concorde repose principalement sur la justice et la charité. . . Or, Dieu veut que son Eglise soit la mère et la gardienne de l'une et l'autre vertu " (Léon XIII, Alloc. du 11 fév. 1889.)

2. Ce collaborateur de la Croix de Paris, dans le même article, avait dit, auparavant, de Benoît XV : " Si on l'avait entendu, le 1er août 1917, on ne verrait pas aujourd'hui les gouvernements affolés se donner rendez-vous avec les forcenés de la destruction pour reconstruire. . .financièrement et matériellement, cette Europe qu'ils ont dévastée à plaisir. Et nous, nous n'aurions pas vu trois ou quatre cent mille morts grossir l'effroyable hécatombe de trois ans, 50 nouveaux milliards gonfler notre dette nationale,

parce que Dieu s'est défini lui-même le Roi pacifique, que le Pape a prêché d'une manière inlassable la paix aux hommes, au risque de voir ses intentions dénaturées et de ne recevoir que des injures pour récompense de ses bienfaits " (Jean Guiraud, la Croix). " Ce qui a égaré bien des jugements portés sur son œuvre, c'est qu'on a prétendu la peser comme une œuvre humaine. Ce fut une œuvre divine. 11 faut, pour la comprendre et la mesurer, se hausser jusqu'au plan surnaturel" (Frs Veuillot, la Libre Parole). ^ " Plus tard, beaucoup plus tard, le Pape défunt prendra place parmi les rares hommes d'Etat dont les vapeurs du sang versé n'obscurcirent pas la vue" (Le Correspondant, 25 janv. 1922.2) A ces hommages déposés sur la tombe de Benoît XV, et qui vengent glorieusement sa mémoire et ses défenseurs, nous sommes heureux d'ajouter, avant de clore le

80 milliards avancés à l'Allemagne et qu'on ne reverra sans doute plus pour réparer routes, chemins de fer, gares, œuvres d'art, canaux, écoles, usines, fermes et champs ravagés ou détruits dans la frénésie dévastatrice des derniers mois de la guerre. Et nous ne verrions pas l'importunité de nos justes demandes de réparations nous mettre à dos les peuples des deux mondes que nous avons sauvés. " (Docum. cathol. 11 fév. 1922.)

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