‹ Etudes et appréciationsChapitre 21 sur 173 · Deutér., xvii · texte numérisé non relu

Deutér., xvii

l'enseignement de s. t. d'aquin 49

publiques fussent réglées par des prêtres qu'on appelait Druides, selon que le raconte Jules César, dans le livre qu'il a laissé sur la guerre des Gaules. ^

Instruits par la loi divine, les chefs d'Etat doivent s'appliquer de toutes leurs forces à faire fleurir, parmi les peuples sur lesquels s'étend leur juridiction, tout ce qui peut les rendre heureux.

Aussi, plusieurs tâches s'imposent-elles à leur action : tâches importantes, nécessaires, d'où dépend la grandeur et la tranquillité des Etats. Il faut assurer aux populations un état de vie convenable ; l'entretenir en dépit de tous les obstacles ; l'améliorer sans cesse. ^

Deux choses, enseigne saint Thomas, contribuent au bonheur temporel de l'homme : ^' L'une qui est capitale ; c'est une vie vertueuse, car la vertu gouverne les conditions de l'existence. L'autre qui est secondaire et comme instrumentale, laquelle consiste dans une quantité suffisante de biens matériels dont l'usage est requis pour la pratique de la vertu. " ^ Voilà donc les deux objectif.-', subordonnés l'un à l'autre, où doivent tendre les efforts de toute bonne administration politique.

Mais, dans la société, ni les biens de l'ordre spirituel, ni ceux de l'ordre matériel, ne peuvent

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