‹ Etudes et appréciationsChapitre 43 sur 173 · Encycl. Auspicato concessum · texte numérisé non relu

Encycl. Auspicato concessum

Le Pape actuel, dans son encyclique relative au vue centenaire de la création du Tiers-Ordre franciscain, insiste, davantage encore, sur Faction pacificatrice propre aux Tertiaires. Il rap pelle le fait, honorable pour eux, que les premiers membres de cette belle association furent " de^ messagers et des apôtres de la paix au milieu des âpres discordes et des guerres civiles de leur temps ; " puis il se dit persuadé que les Tertiaires modernes '^ disposeront d'une merveilleuse influence pour ramener la concorde dans les esprits le jour où se seront développés leur nombre et leurs efforts. '*'

Sur quoi se fonde cet espoir, très ferme, du chef de l'Eglise ? Pourquoi le Tiers-Ordre doit-il être considéré comme une organisation particulièrement efficace pour apaiser les troubles qui agitent la société jusque dans ses couches les plus profondes, et pour mettre fin aux conflits qui menacent partout l'avenir des nations ? Quelles sont les ressources, les énergies sociales, dont cette institution dispose ?

Le Tiers-Ordre possède une doctrine, l'Evangile.

Il est mû par un esprit, la fraternité.

Il a l'usage d'une méthode, l'association.

Toutes les règles franciscaines, écrivait

l'action sociale du t.-o. 109

Léon XIIP à propos du Tiers-Ordre séculier de saint François, reposent sur l'observation des préceptes de Jésus-Christ. " Les vrais TerfciaiFes sont des disciples fervents et obéissants de TEvangile dont ils parcourent avec vénération es pages sacrées, dont ils reçoivent avec soumission l'exposition autorisée des lèvres du Pape ît des Evêques.

La doctrine évangélique est donc, par excelence, leur doctrine sociale.

Ils y trouvent non seulement les principes généraux de foi et de morale qui dictent aux hrétiens leurs devoirs religieux, mais aussi les aautes leçons de justice et de charité dont l' influence domine les rapports sociaux et les phéaomènes économiques.

C'est une erreur de prétendre que l'enseignenent du Christ se confine dans la religion, qu'il l'a ou ne doit avoir aucune portée sociale. La /ertu de l'Evangile atteint sans doute tout d'a- Dord, et principalement, l'âme humaine, l'ordre jpirituel et moral ; mais elle n'est pas sans inluencer le corps, et sans déborder sur les ques- ;ions d'ordre matériel et terrestre. ^^

Selon la doctrine chrétienne, et pour tous

Page 1