‹ Etudes et appréciationsChapitre 44 sur 173 · Constit. Misericors · texte numérisé non relu

Constit. Misericors

2. G. Garriguet, La valeur sociale de l'Evangile ; ouvrage ort intéressant, mais que nous ne saurions recommander ans aucune réserve.

ceux qui la suivent, la solution des problèmes ouvriers suppose l'idée de Dieu et la notion du devoir ; elle implique l'intervention de la conscience et l'empire de lois justes consacrées par la loi divine et la raison éternelle. Benoît XY développe magistralement cette pensée.

Les accords, dit-il, ^ d'Etat à Etat ou de classe à classe que les hommes ont pu imaginer ne seront durables et n'auront force de paix véritable qu'à la condition d'être fondés sur la pacification des cœurs ; et celle-ci n'est elle-même possible que si le devoir vient mettre un frein aux passions d'où naissent tous les conflits. D'où viennent, demande l'apôtre Jacques, les guerres et les querelles parmi vous f n'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres f ^ Or, régler sagement tous les mouvements de la nature de façon à faire de l'homme, non l'esclave de ses passions, mais leur maître, et de le soumettre lui-même en toute docilité à la volonté divine, d'après une hiérarchie de devoirs essentielle à la paix, cela appartient au Christ. Et la puissance de cette action du Christ éclate merveilleusement dans la famille des Tertiaires franciscains.

En plantant sur toutes les routes du commerce, et en arborant dans tous les domaines de l'industrie, l'étendard de l'Evangile, les Tertiaires invitent les hommes à regarder plus haut que la terre. Ils orientent la vie humaine vers sa fin suprême. Ils lui donnent la seule signifi-

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