lUd., 1er juillet
à leurs familles, et jetés en holocauste dans Thorrible conflagration mondiale. Que de larmes et de souffrances dans les foyers désolés ! Que de haines et de rancœurs dans l'âme ulcérée des soldats î Nous ne saurions douter que la loi de fer de la conscription qui atteint tout particulièrement l'homme du peuple, n'ait servi très efficacement les desseins bolchévistes.
Il suffit, pour s'en convaincre, de lire les manifestes publiés par les chefs de la révolution. Ce sont des pages brûlantes d'un feu de colère contre les ambitions et les convoitises qui mettent à l'enchère le sang des peuples. L'impérialisme, quel qu'en soit le drapeau, y est maudit, exécré. Les belligérants y sont dépeints sous la forme de ^' deux groupes de brigands " ^ au service du capitalisme, brigands dupant le peuple, le menant à la boucherie, semant partout le carnage, pour se disputer un riche butin.
Nous mentionnons ces textes enflammés, non certes comme modèles de doctrine, mais comme documents. Documents significatifs, et où tout, malheureusement, n'est pas faux. Des voix autorisées comme la Ciidltà cattolica reconnaissent, dans l'ardeur impérialiste de certaines nations, l'une des causes du mal social actuel. Un penseur américain vient d'écrire tout un livre sur le même