Ralph Adams Cram, The Sins of (he Fathers
se livrait, et cela dans tous les pays, la tourbe des profiteurs. Profiteurs de la politique qui, dans des coupes débordantes du plus ardent chauvinisme, assouvissaient leur soif du pouvoir. Profiteurs de l'industrie dont la fortune, tantôt naissante, tantôt déjà colossale, croissait démesurément avec le nombre, la force, le fini, des engins de destruction. Profiteurs du commerce, sans scrupules et sans entrailles, assez inhumains pour tabler froidement sur la faim de leurs semblables, et pour créer, par d'énormes accaparements, d'impérieux besoins, sources des profits les plus scandaleux. Bénéficiaires de la guerre, tous ces politiciens et tous ces bourgeois avaient intérêt à la prolonger, à l'activer de mots sonores, à aggraver le deuil des familles et la souffrance des nations.
Comment de pareils faits, connus de tous, n'auraient-ils pas lassé la patience du peuple, et ouvert son âme courroucée aux doctrines révolutionnaires ?
La semence bolchéviste tombait sur une terre singulièrement préparée.
Avec combien de raison Benoit XV, dès le début des hostilités, s'employa de toutes manières, et par les instances les plus vives, à y mettre promptement fin !
Vous, s'écriait-il, ^ qui portez devant Dieu et devant