‹ Etudes et appréciationsChapitre 70 sur 173 · Lettre encycl. da 1er nov · texte numérisé non relu

Lettre encycl. da 1er nov

d'ambition, des mesures de despotisme, des entreprises d'agrandissement et d'hégémonie désastreuses pour la paix publique et l'intérêt général. De là aussi, chez les gouvernés, des réactions, des agitations, des perturbations profondes : luttes de races, luttes de classes, luttes de peuples en révolte ouverte contre la souveraineté. C'est la révolution, avec son cortège d'émeutes, de cruautés, d'injustices, d'anarchie, c'est le bolchévisme.

La Civiltà catiolica, à la lumière des événements du jour, développe avec vigueur cette pensée. ^ Citons-en ce passage :

Le vif sentiment de malaise et d'irritation qui agite universellement la société contemporaine, rend chaque jour plus manifeste ce que nous avons tant de fois démontré, savoir, que l'Etat moderne, sans Dieu et sans morale, né de la révolution, grandi dans la révolution, ne peut produire que des révolutions. C'est un maître en la matière, quoique à son propre détriment, avec cette suprême incohérence, pour ne pas dire inconscience, qui est fille de l'erreur. La révolution, il la prône : il la fait prôner dans ses écoles, dans ses parlements, dans ses tribunaux, dans ses administrations, partout où son influence peut pénétrer. L'histoire qu'il fait enseigner dans ses lycées n'est qu'un hymne à la révolution. La philosophie qu'il fait prévaloir dans ses universités tend à justifier les révolutions. La diplomatie et la politique dont s'inspirent ses cabinets sont une mise en pratique des principes de la révolution. Il est donc naturel, inévitable, que les attitudes et les tendances des générations modernes soient pratiquement

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