‹ Etudes et appréciationsChapitre 97 sur 173 · Docum. cathol.f t. ii, p · texte numérisé non relu

Docum. cathol.f t. ii, p

n'avons rien dit, parce que nous n'avons rien su. Ainsi on aurait préparé une carte de l'Europe centrale pku rationnelle et plus rassurante pour nous et pour l'Eu rope entière.

Dans cette combinaison favorable aux intérêts supérieurs de l'humanité, qui ne voit le rôle que la France eût pu jouer dans le présent, le crédit qu'elle eût pu s'assurer pour l'avenir ?

Quoi qu'il en soit, c'est vers elle surtout, après la Papauté, que se tournent en ce moment les regards et les anxiétés du monde. Les peuples sont unanimes à saluer en elle l'une des nations les mieux douées, les plus désintéressées, les plus chevaleresques.^ Retrempée dans le feu de la guerre, instruite par la leçon des événements, ne finira-telle pas par se rendre compte de ses erreurs passées, et par se rapprocher religieusement de l'Eglise dont elle fut, en tant d'occasions, l'admi rable bouclier ? Ne brisera-t-elle pas les chaînes de l'athéisme officiel ?

Nous l'espérons de la grâce de Dieu ; nous Tes pérons en même temps de l'action de tous les bons français.

Forts des services sans nombre qu'ils ont rendus à leurs frères, forts également de l'appui des Alsaciens-Lorrains formés à une école de foi et de vaillance, les catholiques de France, plus unis,

1. Son intervention récente en faveur de la Pologne Ta prouv* éloquemment.

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