‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 14 sur 140 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

des vers émus sur ceux qu'il aime ; lorsque, père heureux, il dit ses affections de famille, par exemple en ce tableau charmant :

Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère Tout près, quelques amis groupés au coin du feu (*) ;

lorsque, père affligé, il écrit Pauca meœ, pleurant sur sa fille,

Ainsi qu'Ophélia, par le fleuve entraînée (2) ;

lorsque, aïeul attendri, il célèbre les deux plus petits héros de ses derniers poèmes, Georges et Jeanne > réalisant ainsi le programme qu'il se trace en un vers risible :

Le tonnerre, chez lui, doit être bon enfant (3) ;

lorsque, Français attristé, il oublie les récriminations, les énumérations et les imprécations, pour dire à la France : « O ma mère (4) ! »

Sans doute tout cela ne dure pas ; les éclairs de bonté s'éteignent vite dans le tourbillon des antithèses, ou derrière les nuages sinistres^ noirs et fauves des métaphores ; mais enfin, là, le tonnerre est « bon

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