‹ Études et expériences synthétiques sur le métamorphisme et sur la formation des roches cristallinesChapitre 11 sur 34 · VII · texte numérisé non relu

VII

' M. Delesse a résumé récemment les faits qui le prouvent, en y comprenant ses propres observations sur le métamorphisme de contact dans ses Recherches sur l'origine des roches. [Balletin de la Société géologique de France, a' série, t. XV, p. 738.) M. Henri Rose a aussi tout récemment émis des arguments dans le même sens. (Ueher die verschiedenen Zastânde der Kieselsaàre, i85g.)

^ Le Mémoire précité de M. Delesse en énumère les principales preuves.

eaux minérales

qui forme la vallée du Tessin ^ Les polypiers convertis en dolomie et trouvés par M. de Vemeuil à Gerolstein ont fourni d'ailleurs, en faveur de la transformation de cette roche, un argument que M. Elie de Beaumont a depuis longtemps fait valoir.

M. Elie de Beaumont, s'appuyant en outre sur l'état si re- Caicd

marquablement caverneux et fendillé de beaucoup de dolomies, m. ÉUe de Beaumont telles que celles du Tyrol, de Lugano, de la Franconie, a mon- a«î»«je«tré, dès 1829, que cette structure doit résulter d'ime épigénie et de la substitution du carbonate de magnésie au carbonate de chaux en proportions équivalentes^.

Quant à la manière dont cette substitution peut avoir eu lieu, ProdncUon simui- Tétude des dolomies et des gypses de la vallée du Tessin avait sug- de Udoiomic géré à M, de Collegno, déjà en i834, l'idée que le carbonate de atiribl^^à^SS^. chaux a vraisemblablement été transformé simultanément en g^pse et en dolomie par Taction d'eaux minérales, et même la pensée mm. de coUegno

't ^ et Hàidinjrer.

de rechercher les traces de ces eaux dans le Val Canaria'. Cest cette même vue théorique qui a conduit plus tard M. Haidinger et M. de Morlot à imiter artificiellement la dolomie ^.

Toutefois, dans beaucoup de terrains stratifiés, tels que le trias, la dolomie est en couches régulières. S'il y a eu une substitution, elle a dû s'opérer au moment même de son dépôt. Cette réserve a été faite par M. Ëlie de Beaumont, notamment en faveur des dolomies des marnes irisées ^.

* Denksckri/ï des Schtoeizerische Geselbchaft, i8ag, t I, p. a 00.

' Ëiie de Beaumont, Noie sur la forme la plus ordinaire des objections relatives a Torigine de la dolomie. (Annales des sciences naturelles, t. XVIII, p. a6g, i8ag. Bulletin de la Société géologique de France, t. VIII, p. 178, i836.)

' Notes sur quelques points des Alpes suisses. (Bulletin de la Société géologique de Frunce, t. VI, p. 110, i834.)

* Quelques savants, entre autres MM. Daubeny, Leube et Grandjean, considérèrent aussi la dolomie comme résultant de Tattaque du calcaire magnésien par les eaux atmosphériques. (British ass, i845.) D'autres, comme MM. Rozet et Puggaard, ont attribué une origine éruptive à certaines dolomies, qui ont la forme de filons, et contiennent des fragments empâtés (Framont, Grisons, Fulda, Helsingfors etSorrente).

* Observations sur les différentes formations qui, dans le système des Vosges, séparent la formation houillère de celle du lias. (Mémoires pour servir à une description géologique de la France, t. I, p. 78, i53, iga.)

Il a été aussi reconnu que, dans certains gisements, le gypse résulte d'une transformation du calcaire. Je mentionnerai seulement les observations d'Hoffmann et de M. Goquand sur les gypses produits par les fumarolles , aux îles Lipari et en Toscane ; et celles de M. Dufrénoy sur les gypses associés aux ophites des Pyrénées.

La formation de la dolomie, celles de Tanhydrite et du sel gemme ont donné lieu à d autres travaux très-nombreux que je ne puis mentionner ici^

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