À SON REVÊTEMENT EXTERNE ET QUI SE RATTACHENT AU METAMORPHISME
Outre les effets de transformation dont nous venons de parler, pwers effeu
.| 11 . \ f \ 1 . • t • • . • de ractivité interne
il est d autres phénomènes de nature variée qui paraissent aussi da globe résulter des actions que l'intérieur de notre planète a exercées *^iMeffeu dans les anciennes époques, ou exerce encore aujourd'hui sur son **« ™^**™<>'p*»»»™^revêtement externe; tels sont les volcans, les éruptions de roches anciennes, les dépôts métallifères et les dislocations mécaniques aux* quelles les chaînes de montagnes doivent leur naissance. Ces'divers effets chimiques, physiques ou mécaniques de Tactivité interne du globe sont très-probablement solidaires, et ce serait laisser subsister une lacune que de ne pas rappeler brièvement dans cet historique les travaux qui ont indirectement contribué à éclairer les effets du métamorphisme.
ÉRDPTIONS DBS VOLCANS.
Les volcans éteints de la France centrale, dont Guettard avait ÉmpUons reconnu, dès lyÔi, Tidentité avec les volcans actifs \ révélaient Doioi^ra^nire plus tard à Dolomieu un fait capital : c'est que les phénomènes ^^ est volcaniques ont leur siège sous le granit, et les autres terrains *"-^«^^»K'">'' primordiaux, c'est-à-dire au-dessous de Vécorce consolidée du globe'-'. Cette idée, avec laquelle nous sommes aujourd'hui si
roches sédiœentaires situées à une plus grande profondeur et devenues liquides. (Dantellung der Uebergangsfbrmation in Norwegea, 18a 6*. Ueher die Bildang des GraniU, Karstens Archiv. t. X, 1887. Gœa Norvegica, t. I, i83o.)
' Mémoire sur quelques montagnes de la France qui ont été des volcans. ( Mémoires de r Académie, ^1^^*)
* •!' Les produits volcaniques appartiennent ici (en Auvergne) à un amas de
familiarisés, paraissait neuve à une époque à laquelle les éruptions des volcans étaient généralement considérées comme des accidents isolés, superficiels et insignifiants. En effet, Texpérience de Lémery sur la combustion spontanée d'un mélange chauffé de soufre et de fer^ ou la supposition, sanctionnée par l'autorité à peu près souveraine de Wemer, d'incendies souterrains de combiistibles charbonneux , portait alors à tout expliquer par l'action de foyers locaux. Buffon lui-même , le plus ardent promoteur de la chaleur primitive du globe, ne considérait pas autrement les volcans. Ainsi, la grande idée de Descartes qui liait déjà ces phénomènes à la foimation des sources thermales et des filons métallifères, et même aux anciens brisements de l'écorce terrestre, était tombée dans im oubli que l'on concevra difficilement. Et c'est en revenant à cette idée par la force des faits , plus encore que par ses observations précises sur la composition des roches, que Dolomieu contribua pour beaucoup à l'essor que la géologie prit alors en France.
Les «périences Mais l'csprit humaiu ne s'affranchit, en général, d'idées erroapprenneot uécs que par des efforts longs et successifs. On croyait alors, et que ^ve apporte j)QjQj^jgy cherchait à l'cxpliqucr par des hypothèses mal fondées,
^lî^iSî^r q^e les laves, au lieu d'apporter leur chaleur des foyers souterrains, l'acquièrent par une sorte de combustion intérieure qu'elles subissent en arrivant dans l'atmosphère; que d'ailleurs elles sont
matières qui diffèrent des granits et qui reposent au-dessous d'eux ; a* les agents volcaniques ont résidé ici sous \e granit et travaillé dans des profondeurs très-inférieures à lui 3* le granit n*est pas la roche primordiale, puisqu'il est nécessairement postérieur aux matières qui supportent les masses.» (Rapport à Tlnstitut national sur les voyages de Tan v et de Tan vi. Joamal des mines, t. VII, p. Sgy, 1798.) Quelques lignes plus loin (p. 398), Dolomieu ajoute d'ailleurs «qu'il a des raisons d'étendre ses conclusions à tous les autres volcans, quelle que soit d'ailleurs la nature du sol qui les environne; c'est partout à de grandes profondeurs ou au-dessous de Yécorce consolidée du globe que résident les agents volcaniques. *
* Mémoires de l'Académie des sciences, 1700. Plus tard Pallas était arrivé à faire descendre la cause des volcans jusque dans les schistes cristallins avec pyrite, semblables à ceux qu'il avait eu occasion d'observer dans l'Oural.
entretenues liquides au moyen d^une sorte de fondant tel que le soufre. Il fallut que Spallanzani exécutât une longue série d'expériences siu* la fusion des laves, soit dans des creusets, soit dans des fours de verrerie, pour détruire ces préjugés ^ L'exactitude et le génie d'observation de l'illustre professeiu: de Pavie se manifestent dans ses études siu* la nature et l'origine des roches volcaniques, aussi bien que dans ses brillantes découvertes siu* l'économie animale, et il est l'un de ceux qui ont eu le mérite d'introduire dans la géologie la méthode expérimentale^.
Plus tard, Alexandre de Humboldt, après avoir exploré les volcans gigantesques des deux Amériques, et Léopold de Buch, qui avait si profondément étudié la structiu'e desiles Canaries, faisaient ressortir, par d'autres considérations, la grandeur et l'universalité de l'action volcanique, et les formes variées sous lesquelles elle se
manifeste.
ROCHES ÊRUPTIVES.
L'Auvergne, qui présente, comme l'Ecosse, dans sa constitution géologique, des faits qui commandent de prime abord l'attention, a également fourni les premiers exemples bien constatés de roches ayant une origine incontestablement éruptive , sans être sorties par des volcans à cratère. Desmarest reconnut le mode de formation ignée des basaltes, dans un voyage qu'il fit en cette contrée, en 1768, et le fit connaître en 1768*, c'est-à-dire dixsept ans avant la publication du premier mémoire de Hutton. C'est alors que prit naissance cette longue discussion, qui dégé-
Au oommencement
de ce siède,
de Hnmboldt
et
deBucIi
font ressortir
la grandeur
et raniversalité
de
laction volcanique.
L origine ignée
desbasaltes
est signalée
par Doonarest.
Longue discussion
des neptuniens
et des pltttonistes.
* Voyage dans les Deux-Siciles. L*originaI est de 179a , et la traduction de 1796; voir notamment Tintroduction de Toavrage et le tome IV.
' Spallanzani a en outre découvert l'acicie marin (acide chlorhydrique) parmi les gaz qui boursouflent les laves, et Thydrogène dans les feux naturels de Barigazzo. En terminant ses observations relatives aux laves, Spallanzani reproduit cette opinion remarquable de Faujas-Saint-Fond : • Il n*est pas hors de possibilité que Teau , unie avec le feu , fasse naître des combinaisons ignorées et impossibles à Tart » T. IV, p. 75.
' "Mémoires de V Académie, 1768.
néra parfois en une vive polémique , entre les neptuniens et les plutonistes : chose digne de remarque , elle se prolongea pendant plus d'un demi-siècle , après que Torigine éruptive des basaltes eut été signalée en Auvergne, ainsi qu'en Italie, par ce même Desmarest, et dans les îles Hébrides, par Faujas-Saint-Fond, son continuateur. On peut clairement voir, par le rapport qu en faisait Cuvier en ]8o8, combien, à cette époque, les arguments de Fécole de Wemer conservaient encore de prestige, même dans le pays où les faits plaident avec tant d'évidence la cause opposée \ et quand de nouveaux exemples si remarquables d'intrusion de roches cristallines avaient été reconnus par Strange, Hutton, Haussmann et Léopold de Buch dans diverses autres régions de l'Europe. Sans doiite la question eût été plus rapidement tranchée, si les communications et relations européennes eussent présenté à cette époque la même facilité que de nos jours.
FORMATION DES 6iTE5 MÉTALLIFÈRES.
Depuis que l'on a reconnu que les filons métallifères ont été remplis, comme l'avait avancé Descartes, par des exhalaisons partant des régions profondes du globe , leur étude a contribué à porter la lumière dans le phénomène qui nous occupe : on en verra plus loin la preuve.
' « C*est d*après les observations de Desmarest que Ton a attribué iongtemps k tous les basaltes, pierres assez semblaUes à certaines laves, une origine volcanique... Il parait cependant que les terrains qui ont de la ressemblance avec les laves n*ont pas tous la même origine. Telles sont les roches nommées wackes; elles occupent de grandes étendues dans certaines contrées de VÂUemagne; elles y sont bien horizontales , n*y tiennent aucune élévation que Ton puisse regarder comme un cratère , reposent sur des houilles très-combustibles qu'elles n*ont pas altérées; elles ne sont donc pas volcaniques. Wemer a bien démontré ces faits, et une multitude de terrains ont été dépouillés, par suite de ces observations, de Torigine qu*on leur attribuait. Tout au plus reste-t-il Topinion de Hutton et de M. James Hall, qu'ils ont été fondus en place lors d'un échauffement général et violent éprouvé par le globe. > (Cuvier, Rapport historique sur les progrès des sciences naturelles, édition in-S**, p. 17 1 et 17a.) Desmarest fut témoin de toute cette longue discussion et du rapport qui condamnait ainsi ses condusions, car il mourut en 181 5.
vationt qu'il fait en Toicane,