CHALEUR INTERNE DU GLOBE DÉMONTRÉE PAR DES MESURES DIRECTES
Quoique la chaleur interne du globe constitue le fondement de tout Les merares directes le système de Hutton, c^est seulement plus tard que ce fait capital a température interne été constaté d'ime manière positive, c'est-à-dire à Taide de mesures comparativement assez exactes et ennombre suflBsantpoiu' qu'il fut établi d'une manière '^«n*»incontestable. Par une exception qui est rare dans les sciences d'observation, les idées spéculatives avaient, dans ce cas particulier, devancé la découverte de la réalité. Avant le premier mémoire de Hutton on ne possédait guère, siu* l'accroissement de température dans les lieux profonds, que l'indication assez vague rapportée par Kircher en 1 664 ^, et les observations que fit Gensanne, en 1 7^9, dans les mines de Giromagny. Les mesures prises en Saxe par Freiesleben et de Humboldt datent de 1 7 9 1 ; elles sont donc antérieures seulement à la seconde édition de l'ouvrage du chef de l'école écossaise. A partir de cette époque, les observations sur ce sujet se succèdent en grand nombre jusqu'à nos jours; les principales sont dues à d'Aubuisson, de Trebra, Arago, Dulong, MM. R. Fox, Boussingault, Reich, De la Rive, Ermann, Walferdin et divers autres. Il existait cependant encore des causes d'erreur qui soulevaient des objections sur le fait principal, lorsque M. Cordier, dans son Essai sur la température de la terre (lu en 1 828 à l'Académie des sciences et publié en 1827), leva les derniers doutes. Antérieurement à
* Fr. Hoffmann, i*un des premiers, a très-bien fait ressortir cette sorte de relation pour les sources gazeuses du nord de T Allemagne. (Nordwestliches Deatschland, i83o.)
' Les observations faites sur la demande de Kircher, par Schapelmann , Bergmeister, à Herrengrund, en Hongrie, établissent simplement que les mines, quand elles sont sèches, sont d*autantplu8 chaudes qu*elles sont plus profondes. (Mundus sabterraneus, t. II, p. i84 et i85.) Les mesures prises parGuettard (176a), Deluc et Saussure (Voyages, S 1088) ne pouvaient non plus conduire à une induction certaine.
la chaleur pUnëtaire.
cette publication, ce savant, chez lequel la vue de Tënériffe avait depuis longtemps corroboré les idées qu'il avait puisées auprès de Dolomieu, avait rigoureusement défini, à Taide d'un procédé d'analyse nouveau, la constitution minéralogique des roches volcaniques et l'analogie qui imit toutes ces roches, lors même qu'elles sont de nature variée ^ Travaux Enfin OU Sait que plusieurs géomètres ont cherché à étudier
des céonètres m. r o
par le calcul les conditions intérieures du globe aux difierentes époques. Je ne puis que signaler ici les recherches importantes faites dans ce but par Fourier, Lagrange , Laplace et Poisson ^.
En résumé, c'est par plusieurs voies très-difiérentes que l'on est arrivé à admettre au rang d'idée mère, en géologie, l'idée de la chaleur interne, et à reconnaître l'importance de la doctrine du métamorphisme, qui s'y rattache comme un effet à sa cause.