Journal général de la Cour et de la Ville, t. I f p
La Commune se fâcha : par arrêté du 29 octobre, elle improuva la conduite des Cordeliers, leur concert avec les autres districts et surtout les injonctions données à des députés qui, une f ois él us, n'avaient plus, lui semblait-il, d'ordre à recevoir de leurs électeurs.
Les Cordeliers ripostèrent par une déclaration du 2 novembre, où, après avoir expliqué que le mot d'injonction n'avait rien d'injurieux, ils dénoncèrent l'arrêté de la Commune aux autres sections. Ils firen, plus : les 11 et 12 novembre, une formule de seraient fut arrêtée par eux, et leurs mandataires durent « jurer et promettre de s'opposer à tout ce que les représentantsde la Commune pourraient faire de préjudiciable aux droits généraux des citoyens constituants, de se conformer scrupuleusement à tous les mandats particuliers de leurs constituants, de reconnaître qu'ils sont révocables à la volonté de leurs districts, après trois assemblées tenues consécutivement pour cet objet *».
Ces arrêtés sont signés par le président Danton : il en est probablement l'auteur, et, en tout cas, c'est lui qui semble mener toute cette affaire.
Deux des cinq représentants des Cordeliers à la Commune, Peyrilhe et Croharé, prêtèrent ce serment: les autres démissionnèrent. Aussitôt, le district les remplaça et fit, entre le 12"et 16 novembre, une triple élection 2 . Ces trois nouveaux élus, dont nous
1. Journal de la municipalité et des districts, n° du 16 novembre 1789, p. 409. — Bibl. nat., Lc*/260-261, in-8.