Ibid., p
Les Sabbats jacobites chansonnèrent Dantou à cette occasion sur l'air : Quel désespoir!
Monsieur Danton, Quittez cet air farouche ;
Monsieur Danton, On vous prendrait pour un démon ; Collot d'Herbois me touche, Baissez un peu le ton.
Ou tort ou non, Collot d'Herbois aura raison *.
Sa politique aux Jacobins semble alors avoir été celle-ci : sans attaquer la Constitution, sans parler de république (il n'y songe pas), il essaie d'entraîner les Jacobins à une opposition plus vive contre la cour, de leur démontrer que de nouvelles journées populaires sont indispensables pour déjouer les intrigues de la contre-révolution, et il leur déclare « qu'il voit avec douleur qu'il faut un supplément de révolution 2 ».
Le 3 avril 1791, le club, à la nouvelle de la mort de Mirabeau, oublia ses griefs contre ce grand orateur. Voidel, Barnave, Dubois-Crancé improvisèrent un éloge funèbre. Danton fit de même. Mais il n'était pas homme à se complaire en vaines manifestations académiques. Son éloge de ce défenseur de la cour fut un acte de guerre contre la cour. « M. Danton, dit le journal le Lendemain, a profité très adroitement de