‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 55 sur 158 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

DANTON EN 1791 ET EN 1792 iOd

dre 1 . Mais la position n'était plus lenable. Danton profita de ce que son beau-père avait à faire un voyage à Londres pour y acheter des métiers anglais, en vue de fonder une filature à Arcis 2 ; il raccompagna dans ce voyage.

On a donné beaucoup de détails sur les relations que Danton eut alors, à Londres, avec les libéraux anglais. Ce sont là pures hypothèses. Je n'ai trouvé, dans aucun document anglais, aucune trace de sa présence. Il n'était guère connu à l'étranger que par les calomnies de ses adversaires. Sa présence à Londres, en août 1791, ne produisit aucune sensation, au lieu qu'en novembre 1791 la Société de la Révolution de Londres accueillit Petion avec enthousiasme et solennité 3 .

Il est fort possible, probable môme, si l'on veut, que le francophile Thomas Christie, qui connaissait

1. « A la fin de l'Assemblée constituante, et après la tristo exécution du Champ-de-Mars, il avait été décrété de prise do corps. Le décret m'avait été adressé, en ma qualité de procureur général syndic du département de l'Aube, pour que je Io inisso à exécution, et j'avais reçu en même temps l'indication quo Danton devait se trouver à Arcis, chez Sannet, marchand, ou à Troyes, chez le procureur général Milard. C'était bien chez co dernier qu'il s'était réfugié. J'en fus instruit et je lui fis dire qu'il pouvait rester tranquille et que je ne le ferais point arrêter. Bientôt après, survint l'amnistie. » Mémoires du comte Beugnot, Paris, 1866, 2 vol. in-8, t. J, p, 249-250. — Je ne sais qui était co Milard, procureur général. Il n'y avait pas de fonctionnaire qui portât ce titre. Le procureur de la commune de Troyes s'appelait Lefebvre, et le procureur-syndic du district était Th. Gobin (Babeau, Histoire de Troyes, t. I, p. 285, 325).

2. Je dois ce détail à une obligeante communication de M. Sardin, juge de paix à Arcis et petit-neveu de Danton.

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