Cotait uno erreur : il ne fut décrété que le 4 août
J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Bouiceàut,
Huissier au ci-devant Châtelet de Paris, à Arcis-sur-Aube 1 .
On n'osa pas porter la main sur Danton ainsi protégé par l'affection de ses compatriotes. Les Jacobins de Bar-sur- Aube lui ayant offert éventuellement un asile, ceux d'Arcis leur répondirent en les priant « d'apprendre è qui voudra l'entendre qu'il faudrait écraser le ban et l'arrière-ban d'Arcis » pour parvenir jusqu'à Danton 2 . Le club patriotique de Marseille, d'autre part, avait écrit aux Jacobins de Paris que les Marseillais étaient prêts à se porter au secours de Robespierre et de Danton, si besoin en était 3 . Mais toutes ces manifestations désignaient Danton aux vengeances des réacteurs. Le 31 juillet, un personnage suspect s'introduisit auprès de lui, et il ne sut trop si c'était un espion ou un assassin*. Il prit le parti de quitter Arcis et se rendit à Troyes, où il se trouvait, quand le décret de prise de corps lancé contre lui par le tribunal du 6 e arrondissement fut envoyé au procureur général syndic du département de l'Aube pour être mis à exécution. Ce magistrat était Beugnot. Il fit dire à Danton qu'il n'avait rien à crain-
1. Arch. nat., Dxxxix b, dossier 351. — On ne sait à qui cette lettre était adressée.