‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 59 sur 158 · Chronique de Paris du 8 décembre 1791, p · texte numérisé non relu

Chronique de Paris du 8 décembre 1791, p

3. Il y faisait l'article de tête, intitulé Assemblée nationale depuis le 17 novembre 1791 .

4. Chronique de Paris du 11 décembre 1791, p. 1390. Cette note n'est pas signée : mais à qui l'attribuer, sinon à Condorcet, principal rédacteur du journal où elle paraissait?

Si on veut sentir tout le dédain, toute la répulsion pour Danton qu'il y avait dans ce désaveu, il faut se rappeler que Condorcet avait été le collègue de Danton à la Commune provisoire. C'est parce qu'il l'avait vu à l'œuvre qu'il ne voulait pas le connaître. 11 ne se doutait pas que, moins d'un an plus tard, il s'apercevrait que ce démagogue était un homme d'État, qu'il contribuerait à le faire élire ministre de la Justice, et qu'il soutiendrait sa politique de sa plume dans cette même Chronique de Paris.

C'est seulement le 20 janvier 1792 que Danton fut installé dans ses fonctions de substitut du procureur de la Commune. Dans l'intervalle avait eu lieu aux Jacobins le célèbre débat sur la guerre. Devait-on déclarer la guerre à l'Autriche ou attendre qu'elle nous la déclarât ? Le 14 décembre, Danton prit l'initiative de faire mettre cette question à l'ordre du jour de la Société, en vue d'une discussion solennelle. Il annonça qu'il « peindrait les dangers de cette guerre 1 ». Le débat s'ouvrit le surlendemain, 16 décembre, et Danton prononça un grand discours, que nous ne connaissons que par un obscur résumé du Journal des Jacobins. Autant qu'on peut en juger par ce compte rendu, qui est visiblement infidèle et tronqué, il se déjugea et, au lieu de combattre l'idée de

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