‹ Études et lectures sur les sciences d'observation et leurs applications pratiques (volume 3)Chapitre 19 sur 49 · DES INONDATIONS · texte numérisé non relu

DES INONDATIONS

Les heureux citadins- de notre civilisation moderne ne s'occupent guère des phénomènes météorologiques que comme de légers accidents atmosphériques qui n'apportent aux relations de la société que des agréments ou des contrariétés. Parler de la pluie ou du beau temps signifie en général avoir une de ces conversations que Ton ne soutient que faute de mieux, et qui ne commandent qu'un intérêt des plus secondaires. Avec des précautions convenables, les personnes valétudinaires ou d'une organisation nerveuse savent ellesmêmes se mettre à l'abri des influences de la saison et des troubles exceptionnels de l'air où nous vivons. Il n'en est pas tout à fait ainsi pour les habitants des campagnes, qui sont mis forcément en relation avec les grandes influences de la nature. Pour l'homme isolé des habitations, le froid et le chaud, le temps sec ou pluvieux, le vent ou le calme, l'orage ou l'air serein, sont des circonstances importantes qui agissent énergiquement pour la santé ou pour la maladie.

Mais quand on considère que les nombreuses popula-

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