DE LA CONSTITUTION INTÉMBUBE
rAmérique sont d'une date toute récente, provenant des populations européennes, et principalement de la race espagnole et de la race anglaise. Que dire de TAostralie, de la Californie et de quelques autres points da globe où rhomme s'acclimate et se développe? La géographie, dont le nom indique une science ayant pour objet la description ou le tableau de la terre, est encore loin d'être complète. La météorologie s'élève un peu plus haut, elle a pris pour domaine tout cet océan aérien qu'on appelle l'atmosphère, et qui entoure de ses flots sans rivages et la terre et les mers , qu'il recouvre sur une profondeur d'environ 60 kilomètres. Par delà , en s'élevant encore , l'astronomie quitte la terre, suivant la belle expression d'Âristote, et atteint, par l'observation et par l'œil divin de la pensée, les limites du monde perceptible à nos sens.
Autant le génie de l'homme s'est montré actif pour monter de plus en plus dans le théâtre des contemplations accessibles aux sciences d'observation , autant il semble avoir dédaigné la connaissance de la nature du sol qui le porte, et auquel il est cloué à perpétuité, on peut le dire, car les rares ascensions des pics neigeux de l'ancien monde , les expéditions aéronautiques, encore moins fréquentes, ne sont pas même pour la race humaine ce qu'est pour les habitants des mers le vol de certains poissons qui ne s'élèvent quelques instants en Tair que pour retomber lourdement au sein de l'élément qu'ils ont abandonné contre les lois de la nature. C'est une science très-récen.te que celle qui a recueilli tous les documents que pouvait fournir sur la constitution intérieure de la terre la contemplation
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des montagnes ou des couches du sol soulevées par tes catastrophes successives qui ont changé Taspect et les populations du globe ainsi que sa météorologie. Les mines profondes où Ténergie de Thomme activée par rintérèt était allée chercher le charbon , le fer, le sel , tous les produits métalliques et plastiques, ont fourni de précieuses données sur la chaleur croissante de la masse terrestre à mesure qu'on s'enfonce de pkis en plus , et sur la stratification des couches successives. £n même temps il a été permis à la science de Torganisation de faire revivre de leurs débris et de leurs restes «isevelis dans les terrains des diverses époques les quadrupèdes, les oiseaux , les poissons, les coquillages, les arbres et les plantes d'une nature éteinte aujourd'hui , ou subsistant encore dans des espèces analogues. Mais au-dessous de ces couches, accessibles dans une profcmdeur comparativement fort petite, qu'y a-t-il? De quels matériaux ce globe est-il formé? Avons-nous quelques communications avec cet intérieur inconnu de notre planète? Les terrains et les roches qui constituent notre sol à ciel découvert et le fond de nos mers descendent-ils jusqu'au centre du globe pour former une masse solide et compacte, ou bien y a-t-il au-dessous de l'écorce solide une masse fluide et fondue de chaleur qui porte les continents et le fond des océans, comme un lac ou une mer glacée porte la couche de glace ou les glaçons séparés et brisés qui flottent audessus? Bien plus, ne serait-il pas possible que le noyau central de la terre consistât en une matière incandescente élastique, quoique très-condensée, réagissant de bas en haut contre les terrains solides qu'elle porte>.et.