‹ Études et lectures sur les sciences d'observation et leurs applications pratiques (volume 4)Chapitre 13 sur 14 · THÉORIE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

THÉORIE PHYSIQUE

couchent, l'hiver, entre deux sacs à moitié pleins de suie, trouvent ce lit très-chaud et ne s'enrhument jamais. La neige, outre sa blancheur, dont nous parlerons plus tard, préserve les plantes par ses flocons spongieux bien mieux que ne le fait la glace compacte. Sous la neige accidentellement tassée, les herbes gèlent plus facilement que sous la neige intacte.

Le tassement qui rapproche le filament des étoffes leur ôte en partie leur propriété isolante. Un gilet de flanelle qui sort de chez Tappréteur est beaucoup plus chaud qu'il ne l'est après avoir été porté quelques jours. Toutes les étoffes de laine sont dans le même cas.

L'air est encore une substance qui laisse difficilement passer la chaleur. Les manteaux, les spencers, les burnous, les casaques de toile cirée, et tous les vêtements qui emportent avec eux l'air qui environne le corps, sont d'excellents conservateurs de la chaleur organique. Beaucoup de raisonneurs se sont étonnés de voir les peuplades des pays tropicaux surchargées de vêtements très-chauds. Le motif de cette singulière anomalie est la nécessité d'éviter de trop brusques variations de température, qui sont plus périlleuses que ne sont incommodes des vêtements qui isolent complètement l'individu qui les porte. En Russie, en Sibérie, dans l'Amérique du Nord et dans les contrées polaires , un voyageur et un habitant sont tous deux enveloppés de fourrures, et ne communiquent avec l'air extérieur que par la nécessité de respirer. Ils couchent sur la neige sans la faire fondre et sans en sentir le froid, qui est souvent tel, que le mercure gèle à côté de l'homme endormi. Les huttes de neige avec du feu au milieu ne fondent pas sur les

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occupants de ces singulières demeures; seulement la neige est moins froide au dedans qu'au dehors. Tout l'effet du feu ne va qu'à diminuer un peu le froid de ces murs, aussi solides là que le sont chez nous des murs de pierres. Un voyageur moderne, M. Hill, fait la remarque très-juste que chez nous, par un temps trèsfroid, les vitres se couvrent, à l'intérieur des appartements, de frimas et de petites lames de glace qui ne fondent point par la chaleur du feu de nos poêles et de nos cheminées. Alors toute la chaleur reçue par ces dépôts minces de glace ne fait que compenser le froid qui pénètre jusqu'à elles au travers de la vitre. C'est un fait parfaitement analogue à ce qu'on voit en Sibérie, où la plaque de glace qui remplace nos vitres n'éprouve, pas plus que les murs de neige, aucune fusion par l'effet de la chsdeur de l'air intérieur, qui est cependant à lo ou 12 degrés centigrades au-dessus de la température de la glace fondante. Les récents voyages à la recherche du capitaine Franklin nous ont donné mille confirmations de ces faits qui paraissent singuliers aux habitants de l'Europe moyenne. Voir, c'est savoir.

Les matelas d'air que plusieurs voyageurs portent avec eux, et sur lesquels ils couchent après les avoir fait enfler au moyen d'un soufflet, sont aussi chauds que les lits de plume. Et, chose singulière, des matelas pleins d'eau sont dans le même cas. Un médecin anglais de première renommée, M. le docteur Neill-Amott, a employé avec succès cette sorte de couchette trèschaude pour des malades nerveux, que les matelas de plumes et d'air incommodaient presque mortellement, A l'Exposition universelle de Paris, en i855, il y avait

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ViuTicue ."* .^ui âuit scic htcs lie mon sujet, je dirai me pi'ur ':nT-?r > tr'M J n'est rien tel que le thé pri-^ .-i 2tf iSson :o sème sdcfae j sec. L'expérience de tous .es marjis ^ies •«speiiLticns aux deux pdles et celle de vuï^ jes Ti:ya£VEiirs <iiins Les laîitades élevées, a établi ^e 'jâ the euit -nn^ïTrient sapérienr aux boissons altTCLÇoes çccr enirretenir la chaleur organique et s'oppi'ser 1 :::i rcrrcitiâseount qni. dans bien des cas. peut oe'^'ecir zicrtet. En Sibérie, un grand nombre de concucceois tie craiTLeaux trcuvent la mort à la suite de Ti-

Les eciilies ch?s poissons, des serpents, des lézards et «ie piisaeiZTS reptiles et insectes, sont les analogues des tv- -> es des çinmes chez les quadrupèdes et les oiseaux, i os vêtements ne sont certainement pas chauds ; mais, ivnime ces êtres vivants ont le sang froid, il n'était pas necvssiir* de leur conserver une chaleur qu'ils n'ont pas. Concluons qu'il est impassible de prendre la nature en défaut. Tout oe qui est a sa raison d'être, et il est plus que probable qu'une critique de ce genre est plutôt une onr^ur présomptueuse de cdui qui la hasarde qu'une nvilaviress^ de la création.

J'ai dit que les liis^is faits avec des matières qui ne ser\eQt point de ^-ètement, sont en général des vête

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