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^'nv qia est au-dessus du détroit de Behring. Enfin ii ivtoioniîi toute rAmérique septentrionale, toujours sans monter ou descendre beaucoup en latitude, pour arrixer ^u dotrvnl de Lancastre, par lequel la mer polaire .uwonosùno deboucbe dans le vaste canal qui sépare la tiixH'nUuKl du nouTeau monde. Là, le navigateur senit obhj:o do doîîcendre beaucoup vers le sud pour atteindiv K^ (\i\rago$ de la pointe du Groenland, après avoir, ;\ moitié cbemin, traversé le cercle polaire^ En descendant ainsi le canal de Davis, entre l'Europe et l'Aménquo. le navigaleor aborderait le bassin qui termina liHH^iUi Atlantique septentrional, et qui a pour limites lo l abrador, Terre-Neuve, TAiigleterre, la Norv^e, le iH^rtMo polaire, li$lande« et enfin le cap Farewel, à Textrénùté du Grt)^nland. Ce bassin nord de TAtlantique, qui cotntnunique à Test et à l'ouest avec les mers glaotalo!^, a ^H>ur pendant et pour analogue très-semblable la (Htrtie nord de Tocéan Pacifique, entre le Kamtchatka, | le d^tixnt do Behring, rAmérique russe et rAmériquej iingla)!»». On ne sait pas bien si, par le détrx)it de Behring, le Pacifique n'envoie point un courant d'^u tempérée À la mer Glaciale américûne, comme le fait l'Atlantique à la mer Glaciale de l'ancien monde par le passage qui aépare le cap Nord du Spitzberg. Quant à l'existence d'un courant continu qui suivrait la route du navigateur que nous supposions tout à Theure, en contournant les régions polaires et en marchant toujours à l'est, c'est là un fait qui ne me paraît pas douteux, et aux époques mêmes où les régions maritimes ^ que ce courant traverse sont gelées à la surface, il n'en
suit pas moins sa direction sous fa glace. Notez bien
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lifun pareil courant, marchant aussi de Touest vers l'est, fait le tour de l'autre pôle de la terre; mais comme le domaine de ce deniier est tout entier dans 3es mers sans rivages, il suit sans obstacles son chemin vers l'orient, et accomplit sa révolution sans changer sa distance au pôle et sans avoir besoin de régler sa marche sur des terres dont la saillie, analogue à celle du Groenland, complique beaucoup les cirjconstances mécaniques qui règlent la course de ces deux grands fleuves océaniques (expression d'Homère) que j'ai ajoutés au cinq grands circuits qui résultent de l'admirable fravail de M. Duperrey, de notre Institut, confirmé par h carte de M. Findiay, éditée en Angleterre, dans le Journal de la Société royale de Géographie {vol. XXIII). La météorologie, dont quelques savants paraissent révoquer en doute l'existence, déborde de tous côtés dans Vastronomie, dans la physique, dans la géographie, dans la géologie, dans la mécanique, dans l'agriculture et dans l'éconoipie politique, sans compter la ipédecine liygiénique et pathologique. On peut parodier pour elle le mot célèbre de Sieyès relatif an tiers état. « Qu'est k météorologie? Rien. — Que doit-elle être? Tout. »
Le bas^n septentrional de l'Atlantique est, comme ije viens de le dire, tout à fait analogue au bassin nprd du Pacifique. La baleine, le morse, le phoque et les pôèberies en général y attirent la même population de navigateurs européens et américains; les courants ebauds qui y remontent de Téquateur y font sur les eôtes orientales et occidentales les mêmes climats et la Bême végétation. La haute Californie et l'Orégon riva- 1^1 avec l'Europe occidentale, et qyand les hardis
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setilers de la race anglo-saxonne auront peuplé les rivages orientaux de ce bassin du Pacifique, il ne le cédera en rien aux rives norvégiennes :
....* Ubi Scandia dives Halecas totum mittit piscosa per orbem»
« OÙ la riche Scandinavie pêche des harengs pour Tunivers entier. » Les érudits, pour poétiser le hareng, iront en chercher la mention dans Horace. Est-il un de nos hommes d'État qui puisse nous dire ce que sera le monde de l'humanité et de la civilisation en 1967?
M. Arago disait souvent que, d'après Napoléon I*', la plus puissante de toutes les figures de rhétorique, c'est la répétition. Je ne me lasserai donc jamais de dire et de redire ce que j'ai tant de fois écrit, à savoir que la supériorité des climats du nord sur ceux du midi tient à ce que presque toutes les eaux tièdes du grand courant d'eau chaude des régions équatoriales remontent au nord, soit dans l'Atlantique par le gulfstream, qui donne à la Norvège les riches cultures qui ont fait l'admiration des observateurs de la Reine-Hortenseen i856, et à rOrégon les géants du monde végétal, ces arbres de 100 mètres de hauteur. Jetez les yeux sur la carte de M. Duperrey, qui a découvert l'un des trois courants qui portent au sud les eaux chaudes de l'équateur. Voyez ces trois faibles courants, celui de la mer des Indes, celui du Pacifique sud, et celui de l'Australie, porter d'indigentes masses d'eau à peu de distance de réquateur vers le pôle antarctique, tandis que les deux grands et énergiques courants de l'Atlantique et du Pacifique septentrional prennent au delà de l'équa-
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tear même la masse presque entière des eaux du courant chaud qui fait la ceinture du monde intertropical, pour la verser dans notre hémisphère à des latitudes égales ou supérieures à celles du nord de l'Ecosse.
Comment le peuple des compilateurs, après tout ce que les Mémoires originaux contiennent de documents sur la question de l'excès de température de l'hémisphère nord sur l'hémisphère sud, vient-il encore nous étaler le vieux bagage des opinions surannées relative-* ment aux causes qui donnent à nos latitudes une im* mense supériorité de climat sur les latitudes méridio-* nales? On se plaint de nos jours de l'insufi&sance de la critique littéraire : èhl bon Dieu, que dirait-on de la critique scientifique, quand on voit les meilleurs esprits guidés par les ouvrages les plus accrédités ignorer où en est le monde de la science actuelle et répéter les échos de la science météorologique de 1800?
Ces préliminaires étaient indispensables pour bien faire comprendre l'importance de toutes études faites ou à faire sur notre bassin nord de l'Atlantique. En effet, les pécheurs des côtes de la Scandinavie, les baleiniers des mers qui séparent le Groenland de l'Amérique, et les expéditions qui vont à Terre-Neuve, suivent des routes tellement uniformes et se détournent si peu de la ligne qui les mène directement au lieu de leur exploitation, qu'on est surpris de voir combien sont incomplets les documents qu'on peut recueillir sur leurs fréquentes traversées. Ils font de l'argent et non de la science. Le champ reste donc libre aux explorateurs désintéressés, et l'on est étonné qu'une seule expédition française ou anglaise, voire un voyage de touriste
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intelligent, nous instruise plus que les nombreuses et périodiques émigrations et retours des xliarins de TBarope commerciale.
Le voyage très-court du prince Napoléon peut être mis en première ligne pour le nombre et l'importance des faits recueillis sur nos meris polaires. Claude disait que c'était être un sot. que de ne pas naître roi. C'est au moins une grande maladresse à un explorateur que de n'être pas prince. Les grands observatoires astronomiques d'Angleterre parlent de la force travailleuse intellectuelle du personnel de ces établissements, comme ils parleraient du travail d'une chute d'eau ou d'une machine à vapeur. En suivant cette idée, sauf respect pour la force morale, on doit concevoir ce qu'un chef intelligent lui-même, secondé par une élite de marins et de savants de toute espèce, aidé de tous les moyens qu'on peut souhaiter et commandant aux circonstances au lieu d'être obligé de s'y plier, devait en peu de temps moissonner de faits, d'observations, de dessins, de collections de tout genre, quand tout allait au-devant de ses désirs. Un immense volume de huit cents pages, où il n'y a rien de trop, contient à peine tout ce que la rapide excursion de l'été de i856a fourni aux explorateurs français. La partie archéologique, la partie descriptive, la partie politique et économique, malgré leur importance, ne sont pas du ressort de cette étude, qui se renfermera dans son titre. Si les auteurs de cette relation, déjà très-volumineuse, y eussent ajouté tin précis descriptif de la riche collection rapportée de ce voyage, et qui a été mise sous les yeux du public pendant plusieurs mois, je pense qu'on y aurait encore puisé
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de curieux documents sûr ce qui avait été vu, et de précieux exemples pour les récoltes à faire, soit par les observateurs de chaque localité, soit par les voyageurs futurs. La publication que nous a value Texpédition de la Reine-Hortense dans les mers du Nord se divise en deux parties distinctes. D'abord une narration rapide suit vivement le voyage des mines de houille de TAngleterre au pays des clans d'Ecosse, puis à Flslande, à l'île de Jean-Mayen, entre l'Islande et le Spitzberg, au Groenland, aux îles Faeroë et aux îles Shetland, et enfin au travers des pays Scandinaves ; c'est trois à quatre mille lieues parcourues en trois à quatre mois, et que le lecteur parcourt en six cents pages. Puis viennent des notices scientifiques en petit texte qui peuvent, je le pense, être considérées comme de précieuses acquisitions pour la connaissance de notre globe. La relation nautique par M. du Buisson et la partie géologique par MM. Chancourtois et Ferri-Pisani sont particulièrement remarquables par l'abondance et l'intérêt des observations scientifiques. J'ai vu avec bonheur que le dernier des trois auteurs que je viens de nommer, et qui ne s'était point encore produit devant le public, n'était pas resté au-dessous de l'idée que je m'étais faite de sa capacité quand nous avions discuté l'ensemble des travaux futurs de l'expédition. En mentionnant MM. de la Roncière et Laroche-Poncié, d'autres encore, qui n'ont rien donné dans ce volume, mais qui certes n'ont pas moins observé que les auteurs des notices scientifiques, on restera convaincu qu'avec un nainimum de temps, tes membres de l'expédition du Nord ont effectué le maximum A'effet utile. Il est à regretter que lés obser-
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l'ations magnétiques n'aîoil pas un article spécial parmi ces excellentes notioes ; elles seront sans doute publiées plus tard. D va sais dire qoa c*est aux notices scientifiques que je m attacheiai dans ce que j'ai à dire da To^-age de ia Reixe-Bonemse dans ks mers du Nord et de deux publications anglaises où Ton s'occupe dts mêmes régions.
Pour les courants de la mer, je dirai qu'on a confirmé plusieurs résultats déjà indiqués, mais qui, dans une question si ccmpliquée et si d^ttue, avaient grand besoin d'un mot définitif. Nous Tovons le courant d'eau tiède qui arrive d'Amérique, après avoir passé au-dessous de Terre-Neuve, v^ùr aborder la côte occidentale de la Norvège en longeant le sud de l'Islande et en traversant le groupe des îles Faeroë et celui des îles Shetland. Cette bien^Bisante dérivation des mers tropicales remonte vers le nord, et à la hauteur de l'extrême Scandinavie se divise en deux parts. L'une, que nouf ne suivrons pas plus loin, se lance par le cap Nord dans la mer Glaciale d'Europe et de Sibérie, dont elle va tant bien que mal tempérer le climat, tandis que l'autre moitié remonte ou du moins remontait, il y a deux siècles, au Spitzberg, qu'elle rendait habitable pour les ours, les phoques, les morses et les baleines; puis cette même partie du gulfstream, retombant à gauche, descendait vers l'île de Jean-ltayen et l'Islande, et passait entre cette île et la côte orientale du Groenland. C'était par l'effet de ce contre-courant que les bois flottants arrivés du golfe du Mexique par le gulfstream venaient échouer sur la plage septentrionale de l'Islande. Un grand navire abandonné, et qui a été vu deux fois
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par Texpédition, a confirmé la direction et la vitesse de ce courant, qui longe toute la côte est du Groenland, et qui amène aussi très-souvent à la partie nord de l'Islande, d'une manière très-fàcheuse, les champs de glace détachés de la ceinture qui aujourd'hui rend inabordable l'île de Jean-Mayen, et qui peut-être va s'appuyer an Spitzberg. On appelle banquise cette triste bordure d'eau de mer gelée qui ne permet pas aux navigateur^ d'atteindre une côte où elle est adhérente. Ce sont les débris de la banquise, rompue par les marées ou par les tempêtes, qui forment les champs de glace, champs en général peu épais, formés de l'eau de mer congelée, et qui, en se solidifiant, s'est cependant un peu dessalée, tandis que les montagnes de glace flottantes ont ane tout autre origine. Elles proviennent des glaciers de l'intérieur, sont exclusivement formées de glace d'eau douce, et ont souvent des épaisseurs de plusieurs centaines de mètres, dont un huitième environ s'élève au-dessus du niveau de la mer. Quelques-uns de ces iDonts de glaces ( icebergs, eisbergs) ont près de i kilomètre de diamètre, et forment les masses mobiles les plus formidables qu'on puisse observer dans la nature. Ce n'est que dans le bras de mer qui sépare le Groenland de l'Amérique que Ton rencontre ces flottes de montagnes de glace. Elles suivent le courant qui descend le détroit de Davis, et plongent si profondément dans la mer, que souvent, poussées par le courant, elles vont contre le vent. C'est alors un singulier spectacle devoir la montagne avancer contre la direction de cette «pèce de courant superficiel qu'occasionne le souffle k vent, et que les Anglais daignent sous le nom de
■.Isùirff.rt qu'ils élei
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l'océan islandais, 83
Ouvrez (page i45 du vingt- troisième volume de la Société Géographique anglaise) le Mémoire du docteur Rink, de Copenhague; vous y verrez de nombreux fleuves de glace débouchant dans la mer par de profondes vallées comblées de glaces semblables à celles de nos glaciers des Alpes. Quand ces masses, poussées par une force irrésistible qui les moule comme un métal ductile, ne sont pas soutenues par la terre et font saillie au lai^e, l'extrémité se brise avec fracas, et voilà une montagne de glace fabriquée par la nature. Un de ces fragments de glace, dit te docteur Bink, si on Téchouait à sec sur. la côte, donnerait une montagne de plus de 3oo mètres de haut. Les explorateurs de la Reine-Hortense ont vu mieux encore : ils en ont vu de trois fois la hauteur du mont Yalérien au-dessus de la Seine. Ainsi, en se figurant ce mont, qui fait perspective aux brillants promeneurs du bois de Boulogne, comme un bloc, une lie de glace flottante, dure et compacte, on aura en petit, très en petit, l'idée d'une de ces masses voyageuses qui descendent le détroit de Davis pour marcher vers Terre-Neuve et les États-Unis. Je dis que cette glace est dure et compacte, car la Bemc'Hortense , ayant essayé ses boulets sur d'inso- \Ms petits icebergs qui venaient parader près d'elle, ne les a pas même troublés dans leur promenade. C'est ainsi que dans les contes et les légendes on voit en 'frémissant un spectre frappé d'un coup de feu bien assuré dire froidement à son antagoniste terrifié : « Continue ! }> •
L'expédition a donné le bon exemple de jetfT dans la mer des blocs de bois percés d'un trou contenant une
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fiole avec uu papier portant la date et la position géographique du lieu où ce bloc avait été jeté. Plusieurs de ces indicateurs ont été recueillis, et Ton a transmis à Tamirauté de France le lieu et la date de Tatterrissement. On conçoit que les bouteilles que les marins jettent souvent à la mer n'auraient pas beau jeu au milieu des glaces flottantes. Pour constater le courant dirige vers Test qui longe toute la Sibérie, il faudrait jeter un grand nombre de ces blocs dans le détroit qui, à Test de la mer Blanche, sépare le continent de la Nouvelle- Zemble, et on les verrait reparaître aux alentours du détroit de Behring, où l'on prétend du reste que Ton a pris des baleines qui portaient les harpons dont elles avaient été frappées dans les mers du Spitzberg. L'expédition a constaté par des témoignages unanimes la détérioration du climat dans le Groenland, l'Islande et le Spitzberg. Le Groenland, à quelques kilomètres des côtes, n'est plus qu'un immense glacier pareil à ceux des Alpes. La neige et la glace ont nivelé, en les dépassant, montagnes et vallées, et les astronomes qui de Mars ou de Vénus dessinent ou photographient notre planète, doivent être fort étonnés de cette proéminence des neiges polaires, qui persiste même quand les neiges de la Russie, de la Sibérie et du Canada ont disparu aux rayons du soleil d'été.
La banquise qui enveloppe aujourd'hui l'ile de Jean- Mayen, à moitié chemin entre l'Islande et le Spitzberg, rend inabordable la côte est du Groenland. Parfois cetU banquise se soude aux anfractuosités du nord de Ffe. lande, et ferme le passage entre ces deux terres, ce qji n'arrivait pas autrefois. Les pêcheurs de baleine on
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cessé d'aller au Spitzberg, dépeuplé dans ses mer^ comme sur ses plaines, où la neige ne fond plus* On cherche la cause d'un effet si désastreux, qui menace, dans un avenir plus ou moins lointain, de chasser de rislande la population famélique d'environ soixante mille habitants qu'elle nourrit aujourd'hui, ou plutôt qu'elle ne nourrit pas, car c'est au moyen de la pèche que la plupart des Islandais se procurent la nourriture insuffisante qui les fait vivre à peine, même avec ieK secoois de la métropole danoise. Si la banquise enve« kqipait ITslande comme elle a uni l'Ile de Jean-Mayen et leGroëDlaiid oriental, que deviendraient les insulaires? Les hypothèses n'ont pas manqué pour expliquer CHitb déiénoratiott du dimat du Groenland, qui n offre plus ■BBiCBant qu'une terre eng^tie s^nis une masse de gboe et de neige compacte de 5oo a 600 mètre» de '. On ohserve en généial que toutes \eê côte^ ;ent dans la Baltique, le long de la o>t« ^an^ IslaDde et an Gtoenland. Pour œ ceruter |Bis. Tapéditkfi a tu dans une de» b^^e» <» e»«« a <f anciens cailkiox rocés à uLe fw.\e^r c j d ^t» la nKT actoeCe. Ces ntCèf^t^ rr^'^^i» %«r la sont es qnei>T!xs Vjcà^Ahk a pr^ «V; de hadenr. te a oooc pesâ^ -y^. ^, vr^j^^ àa fend de la ma arsit y^ trr-fjst ^^ zj^ja du BOfd emtre n&Lîjrf^ et > ^x*'.ri&renooaDbruKM aeîaâ Oe ja /-vî* craè pan ^ne ceSie ns»» ^j.t vx^^ la h» juin CB r:r.a» leGr^ietaBii » r!36»?:ii.j* 4? race gnç les cMrar.» *r *** -*-' •?
SO LOc£A.N ISLANDAIS.
lMirt^« i« pense que U vraie cause de la détérioratioD du oliuMt des mers polaires de TAtlantique est plutôt uiH'' UiminaUoQ datts cette partie du gulfstream qui se dîrî^\iit autn>t\>b vers le nord, et qui allait réchauffer le Spitxbor^ à la latitude de 80 degrés. Le soulèvement du Htiui de la n>er et la moindre profondeur qui en est rèsuUè pour le lit du courant d'eau chaude ont dû diiniiuier ce courant* L'eau tiède qui remontait au Spitzbei^ et qui donnait la vie à toute la population de cétacés, d oiseaux et de quadrupèdes arctiques pullulant autour de ses pics aigus, puis qui redescendait vers I Islande^ cette circulation d'eau chaude, dis-je, étant tarie ou amoindrie, n a plus dès lors compensé, comme autrefois» K'S incoa\mients d*une trop grande proximité du ()ùle, et dans tout ce bassin le climat s'est détérioriez On pourrait dire hardiment que le courant qui contourne le cap Nord a dû faiblir, et en le sondant avec le thermomètre, comme Ta fait, il y a quelques années^ M. de Laroche^Poncié, on devrait trouver de dix en dix ans un abaissement de chaleur. Par suite, le climat des rivages de la mer Blanche doit avoir subi un affaiblissement dans sa température. Il serait donc important, dans plusieurs localités de la mer Glaciale, de tàter le pouls aux courants au moyen du thermomètre, et cela tous les dis ans. Je répète qu*on n'a jamais rien fait de sérieux et d'ensemble pour connaître météorologiquement notre terre. Supposez un habitant de la lune, un sélénite (qui n'existe pas), transporté ici-bas : nous lui dirions la distance de tous les points de sa lune, ]a hauteur de ses montagnes, la forme de ses cratères, les ^^^^ ^^ ^^' 4^'^^ foulerait s'il existait, la rugosité
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de chaque plaine, le niveau des plateaux et les coulées de lave des volcans lunaires, enfin les effets de la chaleur solaire pendant ses jours et ses nuits d'un demimois. Malheureusement, si à son tour il concluait que l'habitant de la terre,le cybélien, qui sait tant de choses sur la lune, va le renseigner sur la géographie physique de sa terre, il serait fort surpris de voir son savant obligé de lui répondre à chaque question : « Je ne sais pas 1 » Ce qui serait pis et ce qui donnerait de celui-ci une pauvre idée au sélénite, c'est qu'il serait obligé d'avouer que, pouvant savoir, il ne s'est même pas douté de l'importance de ces notions au sein d'une nature dont les modifications météorologiques règlent la fécondité de la terre et les productions sur lesquelles la race humaine base sa subsistance matérielle.
J'ai remarqué dans le voyage de la Reine-Hortense cette curieuse et importante observation, qu'en i856 le vent dans les latitudes de 5o à 60 degrés a toujours soufflé de l'est. Le contraire avait lieu les années précédentes. C'est, comme je l'avais dit en i856, une rechute des courants qui a produit en France tant d'inondations, et c'est le rétour des vents à l'état normal qui a remis de même les saisons d'Europe dans leur marche régulière; la prédiction que j'en avais tirée pour 1867 s'est accomplie, et quoique je l'eusse hardiment annoncée dans le discours que je prononçai au mois d'août, à la séance solennelle des cinq Académies, j'avoue que je suisbeaucoupplus sûr qu'alorsde l'exactitudede mes conjectures. Ce qui doit encourager messieurs les astrologues mes confrères à prédire à tort et à traver8,c'est que, s'ils se trompent, on ne fait pas attention à leurs bévues,
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tandis que s'ils rencontrent juste, on crie au miracle. Je redirai à satiété qu'en 1846, ayant prédit un hiver pluvieux à cause de la pose des baleines au-dessus du banc de Terre-Neuve, on me fit grand honneur de ma prédiction, mais qu'ayant pronostiqué d'après d'autres données les saisons suivantes, je reçus de la météorologie un démenti formel. Or, quand on me félicitait de ma sagacité de 1846, j'y opposais ma méprise de 1847 malgré des indications tout aussi plausibles ; mais personne n'avait gardé la mémoire de cet échec. L'esprit humain paraît tellement ami de l'erreur, que quand il ne se trompe pas tout seul, il est enchanté qu'on veuille bien prendre la peine de le tromper.
Reste la question de savoir si, pour les régions qui nous occupent, la situation ira toujours en empirant, ou si ce n'est qu'une période défavorable qui sera suivie d'une période contraire. Je réponds que cela est peu à espérer, et voici mes raisons : en attribuant au soulèvement du fond des mers islandaises une diminution du courant chaud, diminution dont la France et l'Europe moyenne profiteraient en prenant une plus grande part dans les eaux chaudes du gulfstream^ la question revient à savoir si ce soulèvement s'arrêtera, ou s'il sera progressif. Or on doit présumer que la même cause qui, au commencement de Tordre actuel de la nature, a brusquement mis à sec le sol de la Scandinavie, de rislande, du Groenland et de toute la côte occidentale de l'Europe, que cette cause, dis-je, après une grande catastrophe, conserve encore un reste d'action et complète lentement l'effet qu'elle a produit d'abord en presque totalité. C'est la loi mécanique des actions entre
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lescorps qui sont un peu flexibles, etiln'en est pointdautrès dans la nature. Posez un poids sur un ressort, il le fléchira tout de suite d'une quantité considérable ; mais laissez le poids sur le ressort, il s'ajoutera encore un peu de flexion à l'effet déjà obtenu. Malgré des assertions contraires, je maintiens que, tout le long du littoral de la France, le continent va de siècle en siècle en se soulevant lentement, et que la mer par suite semble se retirer. Avis encore cette fois aux observateurs de chaque localité. La riche collection que le prince Napoléon avait rapportée de son voyage, et qui a été exposée plusieurs mois au Palais-Royal, ofi'rait un exemple des plus instructiiis. On y avait mis séparément les échantillons de TAngleterre, puis ceux des lies Faeroè', puis ceux de l'Islande, enfin ceux du Groenland et de même ceux de la Norvège. Si l'on eût ajouté sur une pancarte le nom des minéraux qui sont partout^ on aurait eu le bordereau complet de chaque localité. Ce qu'un voyage rapide a pu donner de lumières sur chaque point serait sans doute surpassé par des observateurs sédentaires qui suivraient la marche tracée. Enfin, si peu qu'on ajoute à un travail physique déjà fait, la science remercie. Voici là-dessus un axiome mathématique : il y a quelque chose qui a plus de valeur que mille pièces d'or, c'est mille et une pièces d'or.
La constitution physique de l'Islande et du Groenland fonne, dans l'ouvrage dont je parle, deux morceaux de main de maître. Je ne vois rien à y contredire, et, je dirais même, nen à y ajouter, malgré l'axiome de tout à l'heure. Honneur donc à MM. Ferri-Pisani et Chan*
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courtois, tous deux de notre École Polytechnique! A l'occasion du glacier groënlandais, je ferai remarquer combien est triste la situation d'un sol envahi par des neiges perpétuelles, ou qui ne fondent que pendant une petite partie de Tannée. D'abord la chaleur du soleil ne peut atteindre le sol, puisque toute son action s'emploie à fondre la couche d'eau congelée, et quand au contraire arrive la saison froide, la neige et la glace se refroidissent indéfiniment etenlèvent au sol qui est au-dessous le peu de chaleur qu'il avait conservé. C'est ainsi que j'ai trouvé dans les montagnes d'Auvergne des terrains en perpétuelle congélation, quoique libres de neige. Les sources ou minces filets d'eau qui couraient sous le sol étaient à peu près à zéro de température, et à une certaine profondeur il faisait plus froid encore. Ainsi^ pendant la nuit presque perpétuelle de l'hiver arctique, le glacier qui recouvre ce malheureux paysgroënlandaisva toujours en se refroidissant et transmet ce refroidissement au sol sousjacent, tandis que, sous l'action oblique des faibles rayons du soleil d'été, la glace échauffée fond en refusant de monter au-dessus de zéro, et jamais le sol ne reçoit de chaleur supérieure à zéro, tandis que le froid qui lui est transmis par le glacier peut aller à 5o ou à 60 degrés au-dessous de la glace fondante. Habillez un thermomètre de glace qui puisse s'écouler, et placez-le alternativement pendant une heure tantôt dans une enceinte à 20 degrés au-dessus de zéro, tantôt dans une enceinte à 20 degrés au-dessous ; vous trouverez qu'en moyenne il est au-dessous de zéro. L'expérience se fait plus commodément avec de la cire, du blanc de baleine ou de la bougie stéarique, en prenant les deux enceintes
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l*une aa-defisus, l'autre au-dessous du point de fusion de la substance employée. Avec un thennomètre à ))ou)e nue, les deux effets se compensent exactement.
Là réaction de Tintérieur de la terre contre son enveloppe extérieure, bien établie par M. de Humboldt, est mise dans un grand jour par les notices géologiques du Voyage, Quand on ajoute à la fluidité ignée, que tout le monde admet, la circonstance indiquée par Laplace, à savoir que le fluide intérieur au-dessous de la lave sur laquelle flottent les continents est à Tétat de liquide élastique^ que c'est une espèce de gaz trèscompacte, dont l'élasticité immense au centre a pour mesure le poids de toute la demi-épaisseur de la terre, on lève toutes les difficultés mécaniques. L'aclion érosive de la vapeur et des gaz est admirablement traitée dans ces notices. Quant à ceux qui admettaient autrefois que la vapeur d'eau pût soulever les couches continentales, cela n'a pu avoir lieu que quand la croûte solidifiée n'avait qu'une épaisseur et un poids équivalents à quatorze ou quinze cents atmosphères, c'est-àdire la tension maximum que puisse prendre la vapeur. Ainsi, dès que l'enveloppe solidiflée a eu plus de 6 kilomètres de profondeur, elle a cessé de pouvoir être brisée par la vapeur d'eau souterraine. On sait que cette enveloppe a maintenant 5o à 60 kilomètres de puissance. J'ai reçu récemment de l'astronome royal d'Ecosse, M. Piazzi Smyth, fils de l'amiral qui a tant illustré ce nom, une série admirable de photographies des laves du pic de Ténérifie. Il semble qu'on y voie encore l'action écorchante des gaz chimiques corrosifs que le laboratoire de l'action volcanique lançait
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entre les fissures de ces entassements de laves concassées mécaniquement par les tremblements de terre. Â propos de ces réactions chimiques produites par les convulsions terrestres, on se rappelle involontairement la mort de Pline, suffoqué par les lourdes éruptions gazeuses du Vésuve au premier siècle de notre ère.
Je quitte à regret le tableau de la terre primitive tracé dans les notices scientifiques de la relation qui m'occupe. Développé, ce beau travail ferait deux excellents volumes. Les mots techniques y sont même rendus intelligibles ; on y voit la nature s'élever dans ses formations à mesure qu'elle se refroidit; on y voit se dessiner les formes ultérieures des objets,
Et rerum paulatim sumere formas.
Il y a dans ce volume une figure, que je dirai trèsprobable, du mode d'action du grand geyser d'Islande, si bien étudié par M. Descloizeaux, et qui lance de temps en temps dans les airs une colonne d'eau bouillante, ayant pour diamètre l'orifice des puits d'une vaste mine, et pour hauteur celle des tours de Notre- Dame. Banks et Solander y firent cuire leur poisson. La troupe joyeuse du prince Napoléon, rendue sans doute un peu plus grave par une cavalcade de plusieurs heures au galop sur des chevaux et des selles islandaises, et sous une pluie suivie d'un bivouac en habits trempés d'eau, ne paraît pas, sauf un punch, s'être livrée aux excentricités que met en œuvre avec un grand sérieux le flegme britannique. Nos Français ne se trouvèrent pas seuls au geyser : un touriste, le jeune lord Dufferin, était là avec sa tente, guettant depuis
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plusieurs jours un des paroxysmes du puits volcanique. Il paraît que la présence de nos voyageurs décida enfin le geyser : la gerbe d'eau bouillante s'éleva, plus haute que oe que pouvaient mesurer les yeux de spectateurs trop rapprochés. Le dessin de ce beau phénomène ornait l'exposition du Palais-Royal. « Est-ce croyable? » 86 demandaient . les visiteurs en face de cette fidèle esquisse. Si je voulais préciser ce que c'est que le geyser d'après la théorie que le commandant Ferri- Pisani donne de ce volcan, je ne pourrais mieux le comparer qu'à un vaste manomètre d'eau plus que bouillante, au moment où la vapeur souterraine, surexcitée par les feux volcaniques, lance dans les airs le liquide du manomètre, qui heureusement retombe droit dans le tube d'où il a été momentanément expulsé. Un peu pins loin, il fallut solder un compte de 220 francs pour le gazon brouté pendant quelques heures par les cent chevaux de la caravane. L'herbe est rare et chère en Islande; mais je me restreins aux faits scientifiques.
Puisque je suis en Islande, en plein monde volcanique, j'essayerai d'expliquer ici la formation de la célèbre grotte de Fingal, dont plusieurs de mes lecteurs ont sans doute vu les curieux dessins. Dans cette grotte profonde, où l'on entre en bateau, d'immenses colonnes basaltiques à droite et à gauche du voyageur s'élancent à une grande hauteur, et soutiennent un plafond formé de tronçons pendants de colonnes pareilles. La théorie de cette curiosité naturelle n'est pas plus compliquée que celle de la formation de nos grottes de pierre ordinaires* Pour ces dernières, dans la dislocation primitive
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du sol, la masse rocheuse s'est soulevée tout d'une pièce ) excepté dans la partie qui correspond à l'ouverture de la grotte. Là le rocher qui en fait le sol n'a pas suivi le mouvement de l'escarpement qui se haussait. Il y a eu séparation, bâillement entre la partie élevée et la partie qui est restée en place, et cela est si vrai, qu'en y regardant de près, on trouve des témoins de la jonction primitive de la roche qui fait le sol de la grotte avec la roche qui en fait le plafond : elles se correspondent par des creux et des saillants qui en attestent l'ancienne union. Maintenant supposez l'opération faite dans une localité recouverte de ces belles colonnes de basalte que les laves primitives ont formées par retrait en se solidifiant : si, tandis que la majeure partie de la colonnade est soulevée, il y a une autre partie disjointe qui refuse de suivre le mouvement général, il se fera une cavité entre les colonnes soulevées. La partie supérieure des colonnes immobiles formera un plafond composé des tronçons supérieurs de ces oolonnes qui seront restées à leur place primitive, et dont les tronçons inférieurs deviendront le sol de la grotte. On peut voir aux flancs des basaltes disloqués des anciens volcans d'Auvergne des ébauches de grottes pareilles. Presque toujours, comme dans la grotte de Fingal ou plutôt dans les grottes de Fingal, car on en trouve plusieurs analogues, la masse basaltique a pivoté autour d'une ligne placée en arrière de l'ouverture de la grotte, qui se trouve ainsi moins élevée au fond que sur le devant. Ouvrez modérément la gueule d'un chien de chasse au long museau : ses dents ( toujours trèsbelles) en dessus et en dessous vous ^représenteront
assez bien les tronçons séparés des colonnes basaltiques, tronçons formant le toit et le pavé de la grotte, tandis que ses deux crocs, atteignant les deux mâchoires, figureront les colonnes restées entières, et qui des deux côtés soutiennent la voûte formée par les tronçons soulevés des colonnes basaltiques partagées en deux. La théorie des bois fossiles de l'Islande, telle que je la trouve exposée dans la relation du voyage de la Reine^Hortense , me parait devoir être accueillie avec une pleine confiance, et, comme d'ordinaire, une vérité en amène d'autres. Si Ton admet, par exemple, que ces bois ont été charriés par des courants marins, les di^ verses hauteurs où ces bois se trouvent seront un précieux indice des soulèvements du sol. Il nV a qu'aux fies Faeroë que la relation reste muette sur le soulèvement des rivages. Toutefois, quand une expédition a pris une bonne initiative, elle trouve des continuateurs, et par conséquent elle fait avancer la science par ce qu'dle fait faire comme par ce qu'elle a fait. Il ne manque à la physique du globe que des encouragements convenables et des appréciateurs qui payent en renommée ce qu'on tente pour ses progrès. On a dit depuis longtemps: « Il n'y a point de public pour les sciences. » Cest vrai. Je crois qu'on «n peut dire autant de la chaire et du barreau.
Scarron mêYne l'emporte aujourd'hui sur Patru.
La France ne doit pas oublier qu'elle est l'aréopage de la gloire, a Si je l'osais, dit Frédéric le Grand dans une lettre à Maupertuis du 12 mars 1760, je vous dirais confidemment (aujourd'hui confidentiellement^ à vous
* ::â!i.:a:N .? rt \.-^3ij!iiri^ i=<ar moL AAéniais : Que R*T^r*-»u^ :» -H.s«£^ inBL^acs pmr être loué de
: 'wsî.^î j» 4 >«^v:.ir3Btnqv iQoa Tient d*exami' 1^ ^.c H «is çi!L*ss^ il. cames x'nft pas écrasé la ifc .*•»*.. '^'«ex .*î -t^feî 3E^ ftaoïe Je la témérité des •to.:C'.t^f>K AEe:.x:Cfe!«« A a ""«rTce far la surveillance A .«-'^À-ivtf r( A .-ïs^snaoïe xa'Apvnsseiiiiagmer. \. ,v. -^ N^^'tt.. :ra;:aMK «a » ^ portait un apv»'^-çi.ttt^*tt«\ i« ^:2itfQvs» V >5a on pas si bien : » Ub .f^^%K >«*»> »\^ wenxvMj » aar an tout douce- >r^\ c*-^\'J* it%àWH5*«fcî« i ae perrc pas toat à fait.
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Un autre Toyage« cefaù d*un Américain, M. Loring Brace, cbez les populations du Nord* aurait mérité de ma part mieux qu'une simple mention, si la science y
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tenait plus de place. M. Loring Brace ne donne les résultats des sciences exactes que quand ils sont des plus saillants. En ce sens, on peut juger de la valeur d'un document par Tattention qu'il y donne. Cependant son livre a le rare avantage de n'être pas celui d'un touriste qui n'a vu que des auberges. M. Brace cherche les gens chez eux, at home, pouf emprunter un mot au titre de son livre. Les pays Scandinaves, observés au point de vue d'un citoyen des États-Unis, sont d'un grand intérêt, et, je le répète, l'auteur s'est mis plus qu'aucun autre en contact avec la population de tous les rangs. On distribue souvent aux étrangers des Guides ayant pour titre : Paris vu en huit jours! Rien de plus amusant : on reçoit, entre une course à Versailles et un spectacle au Théâtre-Français, la visite d'une nombreuse famille anglaise, haletante, effarée de curiosité à satisfaire. Après quelques mots sur leur fatigue accablante, ils repartent pour voir encore, si cela peut s'appeler voir. On attribue ce mot à un touriste anglais sortant de la galerie de tableaux du Louvre et rencontrant un compatriote : a Ah! mon ami, quel admirable iDosée l Figure-toi que j'ai mis plus d'une heure à le visiter, et tu sais que je vais bon pas 1 » Plaisanterie à jart, Touvrage de M. Loring Brace méri,terait les honneurs d'une traduction française. C'est tout ce qu'on peut dire de plus favorable à un livre de voyage. Le Bombre de ceux qui publient des relations de ce genre est à celui des observateurs dignes de ce nom comme lie nombre des vrais poëtes est à celui des gens qui font ides vers.
I Passons maintenant à la conclusion et au sens morat