Actes et Paroles
je me bornerai à dire quelques mots touchant les trois Lettres russes de la Revue parisienne et je n'y reviendrai plus.
C'est surtout à Thiers que le grand écrivain s'attaque, et il le fait avec une extrême violence. Déjà dans la Chronique de Paris du 12 mai 1836, il traçait ce portrait peu indulgent: « M. Thiers a toujours voulu la même chose, il n'a jamais eu qu'une seule pensée, un seul système, un seul but; tous ses efforts y ont constamment tendu, il a toujours songé à M. Thiers... M. Thiers est une girouette qui^ malgré son incessante mobilité, reste sur le même bâtiment. » Balzac passe à des épithètes plus malsonnantes. Thiers est appelé « drôle » et « Pasquin ». Il ne faut pas oublier que Balzac ne se contentait pas de venger les injures de son parti, il vengeait ses injures personnelles. Vautrin joué le 14 mars 1840, sur le théâtre delà Porte-Saint-Martin, avait été interdit par l'autorité,^ c'est-à-dire par M. Thiers.
Ses opinions catholiques et royalistes se manifestent nettement dans les Lettres russes. Edmond Biré ' nous dit :
Homme politique, entre ces deux formules : d'une part : « Dieu, le Roi, le Père de famille » ; de l'au-