‹ Etudes et recherches. --Chapitre 43 sur 66 · Histoires souveraines · texte numérisé non relu

Histoires souveraines

LES CONTES DE VII.LIERS DE l'iSLE-ADAM 151

duc Valleran de la Villethéars, épris des choses du ciel et fervents de In beauté, ne sont capables de goûter les distractions banales de la jeunesse élégante et de s'asservir aux obligations du monde. Ils disparaissent et vont savourer bien loin l'épanouissement de leur sublime passion. Oui, il faut fuir le monde. L'atmosphère en est nauséabonde et dangereuse ; elle étouffe les délicats. Dans. Se/7//wen/a//.'îm?',Maximilien de W..., artiste profond et sincère, meurt de n'avoir pas été compris. Villiers, tant blessé par de rudes contacts, par des trahisons, par une hostile indifférence, n'a pas cessé de le répéter : mieux valent les rêves que les réalités, mieux vaut s'épargner la vérité brutale. Le meilleur amoiir^, c'est celui qui ne sera pas consommé et, n'ayant pas eu son achèvement, ne sera pas défloré par l'inévitable désenchantement des passions finissantes ; le meilleur amour, c'est celui que nous créons en dehors de Tobjet qui l'inspire et que nous entretenons au fond de nous-mêmes seulement. Guilhem Kerlis est fiancé. « C'était un grave cœur plein de croyances, dont les sentiments étaient à la fois pieux, ardents et stables. » Laissant son amie, le jeune homme part au régiment. Incor-

Page 1