‹ Etudes et récits [microforme]Chapitre 43 sur 78 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

L'histoire sous Louis X1V a produit quelques grands noms qui auraient suffi pour immortaliser ce règne ; Bossuet et Fénelon, ces deux illustres génies dont nous avons déjà parlé, furent de profonds historiens, jugeant les choses et les faits sur le côté de la philosophie chrétienne. Après eux, Vertot, Mézeray et le cardinal de Retz furent les plus célèbres.

Le premier, entré d’abord dans l’ordre des capucins, quitta bientôt le cloître pour l’état ecclésiastique. Vertot était doué d’une imagination des plus brillantes ; cherchant à plaire, il donna à ses ouvrages historiques une forme des plus dramatiques et des plus romanesques ; il a véritablement créé le roman historique, d'une manière peut-être indirecte mais certaine. Dans aucune de ses œuvres, Vertot ne fait preuve d’un jugement sûr et la philosophie lui est totalement étrangère.

Son ZZistoire des révolutions romaines est sans aucun doute son meilleur ouvrage. On cite encore de lui l'Aistoire des révolutions de Portugal et l'Histoire de l'ordre de Malte.

Mézeray, après avoir cultivé les muses, se livra ensuite avec passion à l'étude de l’histoire. D'un caractère curieux et railleur, il prit plaisir à rire des actions des rois et des princes de son siècle ; imbu d’idées républicaines, il parla avec amour de cette liberté imaginaire que la nation française ne devait réellement posséder qu'un siècle plus tard, au prix du sang. Son Æistoire de France, malgré de grands défauts, a des beautés incomparables qui ont fait de Mézeray, l’historien le plus célèbre de la France après Bossuet et Voltaire.

Jean-François-Paul de Gondi, cardinal de Retz, l’homme le plus intriguant de la cour de France, se mêla activement, quoique prêtre, aux troubles de la Fronne ; moitié républicain, moitié royaliste, il suts'attacher et le parti du roi et le parti du peuple.

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Le cardinal de Retz a donné dans ses fameux Afémoires la relation fidèle des faits dont il fut le témoin, il excelle, dans ces notes admirables, à tracer d’un seul coup de pinceau tout un caractère, tout un portrait. ‘Ses Mémoires, dit le président Hénault, sont très agréables à lire.”

Nous avons, le plus brièvement possible, donné quelques notes biographiques et littéraires sur les principaux génies qui ont illustré les lettres françaises au dix-septième siècle. Chacun de ces écrivains et orateurs célèbres nécessirait tout un volume pour le bien juger, examiner sous toutes ses faces ses ouvrages les plus remarquables ; nous n'avons voulu que réunir quelques appréciations qui suffiront peut-être pour donner une certaine idée de la littérature française dans ce siècle de bon goût.

Pour clore ces notes, il est de notre devoir de nommer les écrivains secondaires dont quelques-uns ont produit de véritables chefs-d'œucre.

Arnauld, dans son livre De la fréquente communion, Nicole, dans son 7Y7aité de la perpétuité de la foi, se montrèrent de zélés partisans du jansénisme.

Après les noms de Mme de Sévigné et de Mme de Maintenon, nous remarquons celui de Mme de Simiane,

Parmi les auteurs dramatiques, on admire encore avec raison les ouvriges de Scarron, Puget de la Serre et Rotrou.

‘Thomas Corneille, frère du grand Corneille, a eu une grande réputation de son temps.

‘Il est, dit Voltaire, un homme d'un grand mérite et d’une vaste littérature ; si vous exceptez Racine, auquel ii ne faut comparer personne, il était le seul écrivain de son temps, qui fut digne d’être le premier audessous de son frère.” Ses meilleures tragédies sont : Bérénice, Timocraæie,:..: "us, Ariane.

Le genre de la fable & &;: »1rès l'inimitable La Fon-

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