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La première bibliothèque connue dans l’istoire fut fondée par Osymandias, roi d'Egypte, qui vivait près de deux mille ans avant Jésus-Christ. Ce roi fit marquer sur la porte d'entrée de la bibliothèque ces mots significatifs : Âemèdes de l'âme.
La Grèce, qui fut la patrie des écrivains les plus célèbres de l'antiquité, n'avait pas cependant d'impcrtantes collections. Pisistrate, qui vivait en 500 avant Jésus-Christ, dota la ville d'Athènes d’une bibliothèque et donna une première édition des œuvres à Homère.
En Orient, les collections les plus considérables furent celles d'Edésse, en Mésopotamie, et de Sinope en Asie-Mineure.
Les Hébreux ont possédé des bibliothèques assez riches. Dans la tribu de Juda, il y avait une ville nommée Cariathseper, ou la Ville-Bibliothèque. Le Temple avait une belle collection entièrement composée des écrits des prophètes.
Les deux plus fameuses bibliothèques de l'antiquité furent celle d'Alexandrie, fondée en 287 avant Jésus- Christ, par Philadelphe, roi d'Epypte, et célle de Pergame, fondée en 310 avant Jésus-Christ, un des généraux d'Alexandre le Grand.
La bibliothèque d'Alexandrie fut la plus importante ; elle se composait de collections d’Euclide, d'Euripide, d’Aristote et de quelques autres.
Il en périt un grand nombre de volumes dans un slège, au temps de César ; au quatrième siècle, les Vandales, sous la conduite de Genséric, y firent beaucoup de dégâts, de sorte que le calife Omar, en 642, n’en brûla qu’un faible reste.
La bibliothèque de Pergame eut, dit-on, jusqu'à 250,000 volumes.
Au temps d: Cicéron et de Virgile, Rome et quelques villes d'Italie eurent d'assez bonnes bibliothèques.
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Dès que la religion sublime du Christ fut répandue sur la terie, chaque église eut sa bibliothègue ; les Livres saints et les écrits des apôtres en étaient les principaux ornements. La civilisation fuya devant les barbares, qui portèrent en Europe et en Afrique la torche de l'incendie et le glaive de la destruction. Les moines, toujours dévoués, réussirent néanmoins à sauver quelques débris des bibliothèques anciennes. Avec une patience admirable, ils copièrent tous les manuscrits qu'ils purent trouver, et conservèrent ainsi les chefs-d'œuvre de l’autiquité.
De nos jours, des hommes, célèbres par leurs travaux scientifiques, se sont acharnés sur toutes les institutions chrétiennes, et en particulier sur les communautés religieuses. Allons, messieurs les libres-penseurs, vous, amis de la science, courbez la tête devant ces moines qui vous ont légaé ce que vous savez des temps an. ciens, admirez ces hommes sublimes de dévoûment qui prouvèrent que la vraie piété n'exclut pas la science. Malgré tout votre savoir, seriez-vous capables d’un tel courage, d’une telle ardeur? Oseriez-vous dire aussi que l'Eglise catholique est ennemie des sciences humaines ? Ne l’êtes-vous pas vous-mêmes lorsque vous accablez de vos sarcasmes impies les religieux du moyen-âge ?
Les livres de ce temps avaient des'enluminures aux titres et aux pages. On écrivait sur ve/in ou peau de veau, et sur parchemin Où peau de mouton.
La France qui toujours, malgré ses torts et ses travers, a marché à la tête des nations de l’Europe, fut le premier pays qui eut une bibliothèque publique. Louis IX ou saint Louis en fut le fondateur en 1251.
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Charles V, qui était un grand amateur de livres, réunit quelques milliers de volumes dans une tour du Louvre, appelée depuis Zouwr de la Librairie.
Par suite des guerres désastreuses qui désolèrent la France après le règne de Charles V, la bibliothèque n'augmenta pas. Ce ne fut que sous Louis XI qu’elle prit un grand accroissement. Ce roi lui donna le nom de Bibliothèque Royale.
Les rois qui le suivirent sur le trône de France s’attachèrent tous à l’augmenter.
. François Ier rendit un édit par lequel ‘“ tous les libraires étaient obligés de donner à la PBibliothèque Royale un exemplaire des ouvrages s'imprimant avec
privilège.” Mais ce fut surtout sous Louis XIV que,.
par les soins du ministre Colbert, le Mécène du dixseptième siècle, la Bibliothèque Royale prit un vaste accroissement. ‘ L'année 1681, dit un historien, sera à jamais remarquable par la visite dont Louis XIV daigna honorer sa bibliothèque.” Colbert, voulant que cette riche collection d'ouvrages servit les progrès de l'esprit humain, l’ouvrit au public en 1682.
Sous la Révolution française, elle fut enrichie des manuscrits et des volumes enlevés aux couvents des religieux. Sous ?’ Empire, elle s'appela la Biblioehèque Nationale.
Aujourd’hui, elle est divisée en quatre départoments : les 2mprimés, 2,500,000 volumes; les w»anuscrits, 100,000 ; les médailles, pierres gravées et antiques, 20,500 ; les esfampes, 2,200,000 pièces.
On remarque aussi à Paris la Bibliothèque Sainte- Geneviève, qui compte 180,000 volumes et 3,500 manuscrits ; la Bibliothèque Mazarine, au palais de l'Institut, qui possède 120,000 volumes et .7000 Manuscrits ; la Zibliothèque de l’Arsenal, qui:renferme 200,000 volumes, et celles de l'Opéra, de l'Université et de la Sorbonne.
L’Angleterre eut aussi d'importantes bibliothèques.
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Richard de Bury. évêque de Durham, et plus tard grand chancelier d'Angleterre, dota la ville d'Oxford d’une bibliothèque publique. Celle-ci grâce aux dons magnifiques du duc de Gloccster, de sir Thomas Bodley, de Pembroke, de Land et de Fairfaix, posséda, en 1857, plus de 500,000 volumes imprimés et 25 000 manuscrits. La grande ville de Londres possède également plnsieurs riches collections.
Stockholm, en Suède, a sa bibliothèque fondée par Christine, en 1650.
Copenhague, capitale du Danemark, a une bibliothèque assez remarquable. Elle renferme 200,000 imprimés et 10,000 manuscrits.
Pierre le Grand, empereur de Russie, fonda, en 1719, la Bibliothèque de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, qui compte plus de 200,000 volumes.
La grande Bibliothèque Impériale possède 4000,000 voiumes et 13,000 manuscrits.
En Allemagne, les bibliothèques les plus considérables sont celles de Berlin, de Munich et de Dresde. La première renferme 300,000 volumes et 2,000 manuscrits ; la deuxième, 600,000 volumes et 16,000 manuscrits ; la troisième, 300,000 imprimés et 2,700 manuscrits, parmi lesquels se trouve un caleridrier mexicain écrit sur peau humaine.
En Autriche, Vienne compte huit bibliothèques. La plus riche est celle de l’7mpériale, fondée par Maximilien, et qui possède plus de quatre cent mille imprimés et douze mille manuscrits. On remarque aussi celle de Prague.
La Suisse, la Grèce et la Turquie ont d'assez grandes collections qui consis’*nt plus en manuscrits qu’en imprimés.
La plus belle bibliothèque de l'Italie est celle du. Vatican ; elle remonte au pape saint Hilaire, an 465. Ce ne fut cependant que sous Nicolas V qu’elle prit de
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