I. Mairie d'Angers freg. de 1571-1574, fo 112 V
bieulost par delà, et lequel vous fera aussi entendre plus pï cullièrement ce que luy sera commandé pour le service duRo] nostre dit seigneur et frère, et le noslre, que vous croii comme nous-mesmes. Priant Dieu, nos amez et faulx, que toi ait en sa saincte et digne garde.
Escript à Paris, ce cinquiesme jour de septembre 151
Henry.
Nous ne nous occupons plus maintenant de masseau de Gursav, mais nous demandons où est donc, dans tout cela, Tunité de plait^la deur de vues? Quels sont donc ces vigQoptts oonji qui doivent provoquer, le 5 septembre, rii|tei de la justice, accuser les protestants d-agrei|ioàti qui, le 28 et le 29 août, auraient éparpiUi^dfSS les greffes des lettres telles que celles da Ppigailli dont le seul contenu détruisait Téchafau^Age thume des réquisitoires ?
Remarquons enfin qu'une lettre de Puigaillard sieur de la Tousche, capitaine du château d'Angei et datée de Paris le 26 août, contient le post-scripti suivant :
« Je vous prie de conserver la maison, la femme « le bien de Jehan Grima udet, d'autant que j'en si (c prié de la part de Monsieur. »
Grimaudet était un savant jurisconsulte auq( le duc d'Anjou avait effectivement témoigné, enmaii circonstance, une estime particulière. Or, pour êl efficace, l'ordre de salut ne devait-il pas accompaj l'ordre de mort? Si l'exécution avait été ordond avant le 24 août, qu'eût signifié cette clémence veni tardivement de Paris et ne pouvant atteindre la famil
LÀ SAINT-BARTHËLEMY. 47
3gée que trois ou quatre jours après Faccomplis- ;nt du massacre général ?
1 ne peut aborder un aussi lamentable sujet sans soudreà l'épuiser. Achevons donc d'extraire du ne des Citoyens vertueux toutes les révélations
renferme à son insu. On nous y enseigne l'exis- 3 d'un évêque, Jean Hennuyer, qui joua à Lisieux, \ de son diocèse, le rôle attribué à Gursay en «. Ce rapprochement devait mettre en train de aYerldi-
I éffeV on découvre d'abord que Sébastien ÛJtt fia paraître un drame en trois actes et en B iftfHiilé Jean Bennuyer, évêque de Lisieux. L'éipëtlliteen scène par la coterie philosophique ouvaJt'^Hcore être agréé par la censure en 1772. iramtf^ut donc imprimé d'abord à Lausanne et lire en fut estimé l'auteur. La pièce fut ensuite •imée à Londres en 1773 et enfin à Paris en 1775. ) les échos littéraires célébrèrent dès lors la mé- •e de révêque de Lisieux.
îmandera-t-on pourquoi Jean Hennuyer se trouit placé sans titre valable sous ce haut patro- ? Je demanderais alors pourquoi, sous nos yeux, ilon subit le même sort en plein frontispice du héon, à quel titre il y figure coudoyé par Jeanues et Barnave? Ne serait-ce point parce que les mes qui attaquent systématiquement TÉglise feit, dans ces amalgames bizarres, l'impartialité ndépendance du jugement? C'est une sorte de lution oratoire qui met ensuite l'hostilité plus à
et cette tactique, très variée dans ses strata-
gèmes, ne me paraît point encore à bout de ressources.
Quoi qu'il en soit, en 92, la Société populaire de Liisieux ne manqua pas de faire faire l'image de Jean Hennuyer, quittant son antique cathédrale, pour orner la salle du club. En 1835, M. le ministre de l'intérieur avait la bonté d'envoyer au conseil municipal un portrait de Jean Hennuyer peint par M. Cosse e1 représentant le prélat au moment où il calme la fureur des soldats contre les protestants. Voilà bien une inviolable possession d'état ou il n'en fut jamais an monde.
Mais, en 1840, le président de la Société des antiquaires de Normandie, M. de Formeville, conseiller à la Cour royale de Caen, entreprend l'histoire de l'évêché de Lisieux. 11 détache de ce travail une brochure imprimée à Caen, chez Lesaulnier, rue Écuyère, et intitulée : Les Huguenots et la Saint-Barthélémy à Lisieux, et il s'inscrit en faux contre la légende.
La Gallia christiana avait contesté jadis, d'aprèî des documents émanés du chapitre même de Lisieux les divers récits faits à l'honneur de l'évêque Moréri * s'était rangé à l'opinion des Bénédictins et de savants ecclésiastiques, l'abbé Noël Deshaies l'abbé Delarue, avaient secondé les Bénédictins c Moréri. Mais est-ce à de pareilles sources qu^oi allait alors chercher la science historique ? Il f allai donc une nouvelle occasion de réviser cette contre