‹ Études évangéliquesChapitre 108 sur 260 · irpb xaTaêoXT]!; xdfffxou. Jean, xvii, 24. Cf. Grill · texte numérisé non relu

irpb xaTaêoXT]!; xdfffxou. Jean, xvii, 24. Cf. Grill

2. Valentiniens, Origène, s. Hilaire, ariens, pneumatomaques, manichéens. Origène se moque des gnosliques : AsysToxiav oùv ^^aïv tcwç ■f) «j'j^uyoç xoZ Xoyou Çw^ yéyovev êv tw Xoyco, xal ttcoç [xôcXXov toù Xôyou y\ Cwt] cpo); ïnr\ iM^ àvO&wTTOJv. Mais sa propre explication est presque aussi arbitraire. D'après lui, ce n'est pas dans le Verbe éternel qu'est la vie, mais dans le nôtre, bien qu'il ne s'agisse pas ici de la vie corporelle : oTi CwTj IvTa'ùôa où/^ 7) xotv/) Xoytxùiv xal àXôywv Xsyerat, àXX' \ èitiyevojxévTi

vie ' ». On a même exemple de la construction bizarre et visiblement fausse : a Et sans lui rien n'a été fait de ce qui fut fait en lui *. » La lecture ancienne a eu le malheur d'être exploitée par les hérétiques. Les gnostiques trouvaient dans ce membre de phrase leur éon féminin Zoé (la Vie), lisant : « Ce qui fut fait en lui (dans le Logos) était Vie. » Les manichéens y voyaient la distinction de ce qui avait été fait dans le V^erbe, ou par le Verbe, et de ce qui n'avait pas été fait par lui, c'est-à-dire la distinction des deux principes, le bon et le mauvais. Les eunomiens et les macédoniens (pneumatomaques) pensaient que le Saint- Esprit était désigné par les mots : « Ce qui fut fait en lui », et ils en concluaient que le Saint- Esprit n'était qu'une créature. Saint Ambroise dit que les ariens voulaient tirer de ces mots la preuve que le Verbe lui-même avait été fait ^ En face de ces interprétations hérétiques, l'ancienne ponctuation orthodoxe semblait fournir un sens peu consistant. Du moment qu'on faisait de « ce qui fut fait » le sujet de la phrase, et qu'on lisait : « Ce qui fut fait était vie en lui », on était obligé d'entendre le mot oc vie » de la vie communiquée par le Verbe aux créatures, et c'est probablement à raison de cette interprétation qu'un certain nombre d'anciens témoins ont le présent : ce Et ce qui a été fait est ^ vie en lui » ; ou bien on se rejetait sur

Tw èv VjijLtv dujAirXTjpoujxévo) Xôyai, ttj; a£TO](^f,ç àito Too Trpwxou XatJL6avo[iév7]c Àôyou. (Brooke, I, 89.)

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