‹ Études évangéliquesChapitre 133 sur 260 · ScHAXZ, loc. cit · texte numérisé non relu

ScHAXZ, loc. cit

A. Loisv. 12

par Jean-Baptiste. Le témoignage est analysé dans le prologue par manière d'argument; il n'est pas surprenant que cette analyse porte la marque de celui qui l'a faite et qui l'adapte à sa démonstration. Elle indique la portée que prend le témoignage du Précurseur dans la pensée de l'évangéliste, et ne nous renseigne pas autrement sur la teneur originale et les particularités de ce témoignage. Une référence directe à l'histoire serait inexplicable en cet endroit et y introduirait un désordre réel ', tandis que, si le témoignage du Baptiste est visé dans son objet et ses conséquences, non dans sa forme et sa réalité historiques, la suite logique du développement n'est interrompue qu'en apparence. Le Verbe s'est fait chair et l'on a vu sa gloire : Jean est le premier témoin de cette merveille et il en garantit la vérité; après cela, les autres témoiijs ont eu part aux trésors de grâce et de vérité apportés par le Verbe.

« Car c'est de sa plénitude que tous nous avons reçu », que nous avons reçu « grâce pour grâce ». Ces paroles n'appartiennent plus au discours de Jean ; mais, comme le discours lui-même n'est qu'un élément dans la thèse de l'évangéliste, on conçoit qu'il ne soit pas strictement délimité. L'explication ne se rapporte pas au contenu du témoignage qui vient d'être signalé, comme si la supériorité du Messie était justifiée par le don de la grâce ^, ni au fait du témoignage, comme si Jean lui-même devait être compris parmi ceux qui ont reçu le don divin ^, mais à ce qui a été dit plus haut du Verbe incarné, « plein de grâce et de vérité ». Le Verbe s'est fait chair : nous avons à cet égard le témoignage de Jean, qui a vu l'Esprit des-

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