Meyer-Weiss
cendre sur Jésus. Il était plein de grâce et de vérité ; car tous, tant que nous sommes, disciples et croyants, nous avons reçu de sa plénitude les grâces abondantes qui nous ont été données. La formule : « grâce pour grâce * », est entendue ordinairement dans le sens de « grâce sur grâce T>, parce que le mot « grâce » ne semble pas pouvoir être pris en deux sens différents -, comme pour indique un changement dans l'économie des faveurs divines. Les grâces se succèdent sans épuiser la plénitude du trésor que le Verbe incarné a ouvert pour ses fidèles. Il n'est pas impossible pourtant que le mot a grâce » désigne en premier lieu les biens de l'Evangile et en second lieu la Loi. On va présenter la Loi comme un don, c'est-à-dire une grâce, dont Moïse a été l'intermédiaire, et à cette grâce on opposera l'Evangile qui est « grâce et vérité », c'est-à-dire, en suivant bien l'antithèse, la réalité spirituelle de la grâce dont la Loi n'a été que la figure ^. Le sens pourrait donc être : « Nous tous » qui croyons, « nous avons reçu de la plénitude » du Verbe incarné « une grâce pour une grâce », la vérité de la grâce au lieu de son image, que Moïse avait donnée aux Juifs ^. Le