I Jean, i
celui de Jean-Baptiste K Cette dernière opinion peut élre soutenue, puisqu'il s'agit d'un témoignage actuel et que Jean-Baptiste est encore présent à la pensée du narrateur : il va reparaître dans le j)rochain récit. Le Précurseur serait cité comme témoin de l'incarnation, avec Jésus lui-même, qui en est le sujet. On peut douter cependant que le a nous » s'applique à deux personnes déterminées, à Jésus qui parle, et à Jean qu'il aurait seul en vue, d'autant que Jean lui-même, qui est le témoin de Jésus, se défendra bientôt d^être le prédicateur des choses célestes que Jésus révèle. Rien, dans le contexte immédiat, n'éveille le souvenir de Jean-Baptiste. Les commentateurs vont le chercher parce qu'ils ont besoin de lui. Si l'on tient compte des endroits oii l'auteur lui-même emploie le « nous » à propos du témoignage rendu à l'Evangile, on admettra plutôt que Jésus parle avec tous ses témoins, c'esl-à-dire les apôtres et les évangélistes, au monde incrédule -. L'hypothèse d'un pluriel emphatique par lequel Jésus opposerait -son « nous savons » à celui j)ar lequel Nicodème a ouvert l'entretien •^, n'est pas contraire à l'usage de la langue grecque, mais elle est contraire à l'usage des Évangiles '% attesté même par la phrase suivante, oîi Jésus, parlant en son nom, emploie le singulier. Nicodème a dit : « nous savons », parce qu'il représente un groupe. Jésus dit : « nous savons », parce qu'il représente la génération nouvelle des enfants de Dieu. Il ne semble pas,