‹ Études évangéliquesChapitre 158 sur 260 · S. Augustin, Bède, etc · texte numérisé non relu

S. Augustin, Bède, etc

A. LoisY. 14

ont soupçonné que les « choses terrestres » seraient une allusion à la parole : « Détruisez ce temple, et je le relèverai en trois jours'. » Mais si le corps de Jésus- Christ est une « chose terrestre », la résurrection n'en est pas une ; de plus, il paraît indispensable de prendre les choses terrestres dans ce que Jésus vient de dire. C'est pourquoi, séparant ce qui concerne le vent de ce qui convient à l'esprit, on a supposé que la comparaison du vent était la « chose terrestre » 2. Mais si la naissance par l'esprit est la « chose céleste «, elle ne reste plus à dire, et la remarque de Jésus n'a pas d'objet. Beaucoup n'hésitent pas à considérer le baptême comme une (( chose terrestre », parce qu'il est donné sur la terre, et entendent par « choses célestes » la génération éternelle du Fils, ou le mystère de la Trinité ^ Mais les a choses célestes » ne sont pas des abstractions métaphysiques ; la suite du discours montre qu'il s'agit du mystère du salut, du plan providentiel de la rédemption que le Fils est venu opérer sur la terre. L'économie du salut a été décrite dans ce que Jésus a déjà dit, mais elle a été décrite en figure, en langage sensible, « terrestre », et Nicodème n'y a rien compris : que comprendra-t-il si on la lui décrit sans figure ^ ? La description se fait néanmoins immédiatement; mais il est clair qu'elle ne se fait pas pour Nicodème. L'embarras que les interprètes ont éprouvé à reconnaître des « choses terrestres » dans les paroles concer-

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