‹ Études évangéliquesChapitre 159 sur 260 · S. Augustin accueille aussi cette hypothèse · texte numérisé non relu

S. Augustin accueille aussi cette hypothèse

3. Plusieurs Pères grecs. Schanz, 175. Knabenbauer, Comment. in Ev. sec. Joannem, 145.

4. « Fateor me praeter voluntatem mearu in novam interpretationem rationibus njajoribus impelli. Puto Christum cum terrestria caelestiaque nomlnavit, non ad res ipsas, de quibus loquebatur, sed ad moduin loquendi explicandique respexisse. Nam si res quidem ipsas spectes, nihii nisi caeleste atque divinum dixit, si explicandi rationem, terreno, id est humano more locutus est. » Maluonat, II, 486.

L EAU ET L ESPRIT

nant la nouvelle naissance vient tout simplement de ce qu'ils ont commencé par interpréter ces paroles au sens spirituel, sans en remarquer le caractère symbolique. Il est évident que l'évangéliste les considère comme une allégorie, ce qu'elles sont, et ce qu'il a voulu. Maintenant Jésus ne parle plus en parabole, et il va dire comment on est sauvé, comment on obtient la vie nouvelle, la vie éternelle.

On refuse de croire en Jésus lorsqu'il parle le langage de la terre pour faire entendre les choses du ciel. Lui seul pourtant a l'autorité qu'il faut pour avoir droit d'être écouté en pareille matière, a Nul n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme, qui est dans le ciel '. » Les éditions critiques deTischendorf et de Hort omettent les derniers mots : (« qui est dans le ciel », sur la foi des manuscrits réputés les meilleurs -, et la phrase demeure comme suspendue sur le vide. Pour le sens, la mention du « Fils de l'homme » a besoin d'être complétée par la définition formelle du rapport ordinaire où il se trouve à l'égard du ciel et des choses célestes. Au point de vue du style johannique, l'harmonie de la phrase est établie sur la triple répétition du mot « ciel ». Les manuscrits Vatican et Sinaïtique, dont on fait si grand état, ne représentent pas un texte neutre, antérieur aux recensions, mais un texte recensé. Les mots qu'ils omettent sont extrêmement difficiles à interpréter comme parole de Jésus, et il est tout aussi naturel qu'on ait pensé à les supprimer, qu'il le serait peu qu'on eût cru devoir les ajouter. D'autres témoins^, qui ont senti la même difficulté, l'ont écartée en lisant : a qui est du

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