Le plus notable est la version syriaque du Sinaï
ciel K » Cependant le plus grand nombre est resté fidèle à la leçon la plus difficile. Occidentale ou non, cette leçon doit être la vraie. Pris dans sa teneur traditionnelle, le texte contient une révélation des « choses célestes » qui s'offre au lecteur sur une double ligne : celle du sens littéral, qui convient à la circonstance, et celle du sens spirituel, que l'évangéliste insinue sous le sens littéral. Jésus fait d'abord allusion à un passage du Deutéronome ~ que saint Paul ^ applique pareillement au Messie. En disant que « nul n'est monté au ciel », il fait entendre que, pour parler des choses célestes, il faudrait avoir eu accès près de Dieu, ce qui n'a été donné à aucun homme ; toutefois « celui qui est descendu du ciel », c'est-à-dire le Verbe incarné, connaît les choses célestes aussi bien et mieux que ne pourrait les connaître un homme qui serait monté au ciel ; quant à lui, il n'a pas eu besoin d'y monter pour en descendre, étant « le Fils de l'homme, qui est au ciel ». Ce dernier membre de phrase est tiré en divers sens par les commentateurs. Ceux qui trouvent invraisemblable que Jésus lui-même ait affirmé sa présence actuelle dans le ciel, traduisent : (* qui était au ciel ^ ». Mais la propo-