‹ Études évangéliquesChapitre 189 sur 260 · Cf. Marc, vi, 49; Matth. xiv · texte numérisé non relu

Cf. Marc, vi, 49; Matth. xiv

3. V. 19. OswîouTtv TÔv 'Iyjiouv 7:£f iTTaTOuvia ÈTit TTiÇ ôaXâ<J£T,ç xal ffYyù; Toù TtXoiou Ytvd[jLevov. Cf. Mahc, vi, 48-49; Matth. xiv, 25-26.

sure en leur adressant la parole, comme dans les Synoptiques : «. C'est moi, ne craignez pas. » Mais la conclusion du récit n'est pas la même. Dans Marc, Jésus monte aussitôt dans la barque et le vent se calme ; la traversée s'achève sans difficulté '. Dans Matthieu, Pierre vient à Jésus en marchant lui-même sur Teau ; il s'y enfonce, parce qu'il a peur ; Jésus Tencourage, lui prend la main, et tous deux montent dans la barque ; après quoi la tempête s'apaise et le voyage se termine comme dans Marc-, Il n'y a pas d'autre miracle que la marche sur les eaux, et l'apaisement subit de la tempête. Chez Jean, le miracle de la marche sur les eaux est prolongé en quelque façon jusqu'au terme de la traversée, et Tapaisement de la tempête n'a plus lieu d'être signalé ; les disciples ont bien l'intention de prendre Jésus avec eux dans la barque, mais il n'y monte pas, car la barque arrive incontinent à destination^. L'évangéliste ne dit pas où les disciples descendirent ; on peut déduire, de ce qui précède et de ce qui suit, que ce fut à proximité de Capharnaum^. Marc et Matthieu indiquent le nom de Gennésareth : ce n'est pas pour éviter cette donnée, ou pour la contredire, que Jean ne la reproduit pas, mais parce qu'elle n'ajouterait rien à la signification du récit. Le miracle gagne en relief par l'indication plus vague, au point de vue géographique : « Aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient. »

Saint Augustin et saint Thomas ont eu la sagesse de ne pas vouloir résoudre la contradiction que présentent les récits des Synoptiques et celui de Jean, si on les prend tous comme lettre d'histoire. Saint Jean Chry-

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