‹ Études évangéliquesChapitre 191 sur 260 · Voir ScHANZ · texte numérisé non relu

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2. II faudrait en effet : OsXovteî oZw éXa^ov (Meyer-Weiss, 240).

soumis aux lois de la matière, pas plus à la loi de l'étendue qu'à celle de la pesanteur'. Tout au plus peut-on soupçonner qu'il s'est abstenu de dire que Jésus s'était trouvé à terre avec les disciples, sans monter avec eux dans la barque, afin de ne pas contredire ouvertement les Synoptiques. 11 ne condamne aucunement la relation de ses devanciers au point de vue de l'histoire. Ce point de vue n'est pas le sien. On n'entre pas dans son esprit en corrigeant ou complétant d'après lui les anciens Evangiles. Comme il ne veut que donner un enseignement, on ne doit pas discuter avec lui la matérialité des faits, ni lui reprocher les libertés qu'il prend avec la tradition. Il n'a pas voulu grossir- ni diminuer le miracle; il a voulu l'interpréter, dans le sens qui vient d'être dit, pour servir d'introduction aux discours qu'on va lire. La multiplication des pains est l'introduction principale ; mais celle-ci n'est pas inutile. Deux miracles symboliques préparent l'instruction qui se rapporte à la troisième Pâque, tout comme il est arrivé pour les deux précédentes, le miracle de Cana et l'expulsion des vendeurs se rattachant à la première, la guérison du fils de l'officier royal et celle du paralytique de Béthesda, à la seconde. Ajoutons que l'auteur a suivi les Synoptiques d'aussi près que son but didactique le lui permettait. Le miracle de la marche sur les eaux se trouvait tout à point pour montrer, dans ce retour de Jésus à son pavs terrestre, le symbole de la rentrée du Fils de l'homme dans sa gloire éternelle, et des conditions de son immortalité^.

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