‹ Études évangéliquesChapitre 20 sur 260 · Cf. H. HoLTZMANN, Die Synoptiker · texte numérisé non relu

Cf. H. HoLTZMANN, Die Synoptiker

LES PARABOLES DE l'ÉVANGILE 13

cations nécessairement introduites par le fait delà traduction. Dans ce travail encore, et bien que la plupart des paraboles, sinon toutes, aient pu être traduites sur une première rédaction araméenne, les interprètes se soucièrent beaucoup moins d'être exacts que d'être utiles. Le même principe qui avait présidé à la sélection des paraboles gouverna leur transmission, quand elles furent écrites et traduites. On répétait et on rédigeait les paraboles selon qu'on les comprenait, et de façon à les rendre intelligibles dans ce sens, pour la plus grande édification de la communauté '. Le texte des paraboles était, semblet-il, moins fidèlement gardé que celui des sentences '-. C'est que l'imagination des évangélistes, prédicateurs ou écrivains, était plus excitée dans la relation d'une histoire que dans celle d'une pensée; peut-être aussi comprenaiton qu'une certaine rigueur importait plus à l'égard des sentences doctrinales qu'à l'égard des récits destinés à illustrer la doctrine. En général, les paraboles ont été traitées à peu près de la même manière que les récits de miracles et autres faits de la vie du Christ. Ce sont des tableaux dont l'esquisse est fournie par la tradition, mais où l'esprit du narrateur s'exerce plus ou moins dans le choix des détails et des couleurs. Le texte des paraboles a été un peu fluide jusqu'à la composition des Evangiles synoptiques, ou. plus exactement peut-être, jusqu'à la canonisation de ces Evangiles, qui a mis fin au travail de rédaction. Depuis lors, les paraboles ont encore une histoire, et qui ne manque pas d'intérêt; mais cette histoire se confond avec celle de 1 exégèse, l'interprétation des paraboles n'ayant plus réagi qu'exceptionnellement et dans une mesure très restreinte sur la tradition de leur texte.

Page 1