Marc, i, 15; Matth. iv
histoires '. Et cette remarque ne vaut pas seulement pour les discours publics, mais pour les entretiens familiers avec les disciples : de ces conversations il subsiste quelques lignes ; des avis généraux il reste un certain nombre de sentences dont on a composé des recueils analogues à ceux qui représentent la prédication publique. Beaucoup de sentences et de paraboles ont dû tomber dans l'oubli, avec les propos plus communs qui les avaient d'abord entourés. On dirait qu'il n'a surnagé dans la mémoire de l'Eglise primitive que ce qui était d'utilité pratique et d'application directe pour le bien et le progrès de la nouvelle religion. Les circonstances particulières dans lesquelles telle sentence ou telle parabole avaient été dites furent négligées, sitantest qu'on les eût retenues d'abord. Au point de vue de l'histoire, la connaissance de ces conditions faciliterait maintenant l'intelligence de l'Evangile. Mais les premiers prédicateurs chrétiens avaient d'autres soucis que les critiques de nos jours. Après avoir oublié vite ce dont on n'avait pas été particulièrement impressionné, on oublia presque volontairement ce qui se trouva sans intérêt pour l'instruction et la formation chrétiennes. Ce que l'on retint prit une forme didactique, catéchétique ; sentences et paraboles se groupèrent d'après l'analogie de leur objet. Il se forma des séries de sentences qui s'appelaient l'une l'autre, des groupes de paraboles apparentées : la mémoire était ainsi aidée. Puis vinrent les rédactions écrites, et ce qui n'était pas à jamais perdu fut garanti pour les siècles des siècles.
Ces rédactions sont loin d'être une sténographie exacte des paroles qui ont été prononcées par le Sauveur. Jésus parlait un dialecte araméen. Indépendamment du déchet qui vient d'être signalé, il faut tenir compte des modifi-