Cf. Grill, 295, n
ne meure pas. 51. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai, c est ma chair, pour la vie du monde. »
En entendant Jésus affirmer qu'il est le pain vivant qui descend du ciel, et le Fils de Dieu, les Juifs murmurent. Dans le quatrième Evangile, a les Juits » sont toujours les incrédules à Jésus. L'emploi de ce nom signifie donc ici que la demi-foi galiléenne se tourne maintenant en incrédulité judaïque '. Les Juifs qui se scandalisent ne peuvent être un nouvel auditoire, puisqu'ils ont entendu le discours précédent, ni une partie seulement de ceux qui ont entendu ce discours, quelques pharisiens qui seraient venus de Jérusalem ou de Judée et se seraient erlissés parmi les Galiléens ^, puisque l'on verra bientôt que tout le monde est scandalisé, et que les Douze resteront seuls auprès de Jésus. L'évangéliste a voulu montrer que les Galiléens, dont il saurait employer le nom provincial ^, s'étaient comportés à l'égard du Sauveur comme le reste des Juifs, comme les habitants de Jérusalem et de la Judée. Les Juifs qui « murmurent » sont donc la foule dont il a été question précédemment. Sans doute on dira plus tard que la suite de cet entretien eut lieu dans la synagogue de Capharnaum, en sorte qu'il faudra supposer, tant pour le Christ que pour son auditoire, un déplacement dont le lecteur n'a pas été averti. Mais ce déplacement n'est qu'un détail de la mise en scène, et c'est bien le même spectacle qui continue : le discours de Jésus se déroule en multipliant ses déclarations sur le pain dévie, qui est lui-même, et la foule galiléenne va toujours comprenant moins et se scandalisant davantage, jusqu'à rupture complète. Le thème de l'évangéliste dans tout ce