‹ Études évangéliquesChapitre 214 sur 260 · VI, 4. Cf. supr. p · texte numérisé non relu

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gile rentrent plus ou moins l'un dans l'autre, et que l'idée essentielle de la régénération spirituelle des hommes par la communion parfaite au Verbe incarné est l'âme de tout le livre.

Le discours sur le pain de vie n'a plus de sens déterminable et porte sur le vide, si l'on n'y reconnaît une instruction touchant le mystère de l'eucharistie, comme il y en a une plus haut touchant le mystère du baptême ^ Les deux se complètent, et elles ne contredisent en aucune façon le principe du culte en esprit tel que l'a entendu l'évangéliste. Car c'est l'esprit divin qui, selon lui, agit dans le baptême et dans l'eucharistie. « Il y en a trois, lit-on dans la première Epitre johannique ~, qui rendent témoignage, l'esprit, l'eau et le sang, et ces trois font un. » C'est toujours l'esprit de Dieu qui rend témoignage à Jésus dans l'eau baptismale et le sang eucharistique; les mystères chrétiens sont « esprit et vie » comme les paroles du Sauveur. L'eau du baptême et le pain de l'eucharistie ne sont pas plus en contradiction avec la religion de l'esprit que l'humanité du Christ avec la notion du Verbe. 11 ne s'agit aucunement pour l'évangéliste de rejeter tout élément sensible, mais de soumettre le sensible au spirituel. Sa conception du baptême et de l'eucharistie est en harmonie parfaite ave sa doctrine de l'incarnation. La notion du Verbe n'exclut pas l'humanité qui est l'instrument de sa révélation; la notion de l'esprit n'exclut pas les éléments sacramentels qui sont les instruments de son action. Pénétrés par l'esprit divin, l'humanité du Christ, l'eau du baptême, le pain eucharistique ont pour ainsi dire changé de nature et sont entrés dans l'ordre des choses spirituelles.

On ne remarque pas assez que les termes du langage

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