‹ Études évangéliquesChapitre 225 sur 260 · Cf. IIOLTZMANN · texte numérisé non relu

Cf. IIOLTZMANN

cèdent se rapporte à Teucharistie ' ; au scandale de la croix Jésus ajouterait le scandale du Messie disparu, pour ruiner tout à fait les espérances terrestres de ses auditeurs, et pour montrer que la substance du règne de Dieu consiste dans la communication de l'esprit divin. Telle n'est pas l'idée de l'évangéliste : la première explication, ainsi développée, aboutit à une conception abstraite qui ne résume certainement pas l'enseignement de ce chapitre. L'autre interprétation est plus conforme à la pensée de l'auteur, bien qu'elle n'en suive pas exactement les contours. Mais il n'y a pas de lien nécessaire entre cette interprétation et l'application générale du discours à l'eucharistie, non plus qu'entre la première et l'application du discours à la seule foi en Jésus.

La seconde question du Sauveur est à double entente, ou, si l'on veut, à double face. Il est bien vrai qu'elle propose une difficulté nouvelle et plus grande à Tesprit obtus des Galiléens; et il est vrai aussi que, dans cette seconde difficulté, la solution de la première est comme annoncée et préparéo. Tout le discours n'a-t-il pas ce même caractère, un sens extérieur, qui déroute les âmes vulgaires, et un sens plus intime, qui doit satisfaire les âmes religieuses ? Dans les termes où elle s'exprime, dans le sens que les auditeurs de Jésus vont lui donner, la déclaration concernant le départ du Messie est bien une difficulté nouvelle, soit qu'on la regarde en elle-même, soit qu'on la considère par rapport à la précédente : Jésus veut être le Messie et il va quitter la terre ; il veut que l'on mange sa chair, que l'on boive son sang, et il ne sera plus en ce monde. Voilà de quoi troubler la petite foi de tous les Juifs. Pourtant c'est là qu'est la clef du mystère ; et le mot de l'énigme, à peine indiqué dans la question, mais très nettement des-

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