‹ Études évangéliquesChapitre 227 sur 260 · SCHANZ, 29L · texte numérisé non relu

SCHANZ, 29L

pas été témoins dans le sens où l'on devrait ici Tentendre, mais il a dû employer une formule exprimant à la fois pour le lecteur la difficulté que la disparition de Jésus, consécutive à sa mort, crée à la foi des Juifs, et le véritable sens de cette disparition pour le fidèle, à savoir qu'elle est un retour au Père, une glorification de Jésus, une apothéose de son humanité, une spiritualisation de sa chair.

« C'est l'esprit qui vivifie, continue le Sauveur ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie *. » La parole de saint Paul ^ sur « la lettre » qui « tue » et « l'esprit » qui « vivifie » a de tout temps induit en erreur beaucoup d'interprètes, qui ont voulu retrouver la même pensée dans l'Evangile, et qui s'y croyaient d'autant plus autorisés que Jésus lui-même parle de ses « paroles » comme étant « spirituelles ». On conclut à l'identité de « l'esprit vivifiant » avec l'interprétation spirituelle, c'est-à-dire idéale et abstraite du discours, et à celle de « la chair qui ne sert de rien » avec l'interprétation littérale, en entendant par là l'interprétation grossière des Juifs ^ ; ou bien tout en gardant aux mots (( esprit f> et « chair » leur sens naturel, on ne laisse pas d'écarter toute interprétation qui attribue un sens réel, objectif, concernant l'eucharistie, à la manducation recommandée par Jésus ^. Cependant le texte de Paul ne fait pas loi pour l'interprétation de Jean. C'est d'après le contexte de notre passage, d'après le sens ordinaire

1. V. 63. To TTVâuixï IçTiv TO ^<3io~0'.oîJ^ . Tj càsç oùx wcpeÀcï o'joév* Ta ^rjuara a évw "kekxkr^xx Oaîv TtvEÛtJLdt ècriv xxi ^wt, èctiv.

2. II Cor. m, 6. rb yàp Ypitxaa aroxTÉvvet, tô 8a Tiveu{ia ÇwoTrotsI.

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