II
évangélique ne se rapporte pas au sacrement de pénitence. Ce qui purifie le fidèle de ses fautes quotidiennes, c'est l'imitation de ce que Jésus a fait pour les siens, comme lui-même va le dire bientôt, imitation qui ne consiste pas dans l'action de laver les pieds des croyants, si recomuiandable que soit cette œuvre de charité S mais en ce que cette action signifie, à savoir la participation au service de Jésus mourant, dans la communion eucharistique et la pratique de l'amour parfait, ces deux objets, le sacrement et le dévouement charitable étant réunis dans le présent tableau, comme ils le seront dans tous les discours qui vont suivre, sous le symbole de l'agape-eucharistie et sous la raison commune de l'amour. Tout cela ne fait qu'un grand symbole, un grand devoir, une réalité mystique, Vagape\ qui donne perpétuellement Jésus aux siens, et les fidèles les uns aux autres. Des considérations sur ce que la théologie postérieure appelle péchés mortels et péchés véniels seraient hors de propos. Il est sous-entendu que ceux qui « sont de Dieu », une fois régénérés, ne tomberont pas dans la masse de perdition et se conserveront dans l'amitié de Jésus par le moyen qui vient d'être dit.
Un certain nombre d'anciens témoins ~ n'ont pas les mots : c( si ce n'est les pieds. » On suppose volontiers que ces mots auraient été omis comme étant contradictoires 3 à la fin de la phrase : « il est tout pur. » Une sorte de contradiction existe, en effet, dans ce double énoncé, qu'on est tout pur et qu'on a besoin de se laver les pieds; mais, avec le contexte, la contradiction ne semble pas exister. Il est permis de se demander si ce n'est pas l'omission qui serait primitive ; si le discours n'est pas mieux équilibré avec la simple assertion : ce Celui qui