‹ Études évangéliquesChapitre 256 sur 260 · Meyer-Weiss, 458 ; Schanz · texte numérisé non relu

Meyer-Weiss, 458 ; Schanz

tant ; c'est que la recommandation regarde l'acte en tant que figuratif, s'applique à la chose signifiée, non au symbole ; c'est qu'il était trop tard, lorsqu'on interpréta cette histoire comme un récit ordinaire, pour que le lavement des pieds se fît une place importante dans la liturgie et le système sacramentel de l'Eglise. Il est bien vrai que le précepte du Christ est à entendre dans un sens plus large que la lettre, mais cette interprétation plus large n'est iustifiée que par le caractère symbolique de l'acte qui est l'objet du précepte ; c'est dans ce symbolisme et non ailleurs qu'on doit la puiser, Jésus ayant figuré dans le lavement des pieds la totalité du service de salut qu'il a rendu à l'humanité, principalement dans sa mort, c'est ce service, tel que Jésus l'a pratiqué sur la croix, tel qu'il l'a représenté dans l'eucharistie, qui est recommandé au chrétien; c'est dans l'esprit de Jésus mourant que le chrétien doit participer à l'agape eucharistique et exercer la charité, pour demeurer uni à Jésus par l'une et par l'autre, par l'une dans l'autre. Le Christ va proclamer heureux celui qui suivra son exemple : la promesse serait encore disproportionnée à son motif, si un seul acte symbolique ne résumait pas le tout du christianisme, l'amour sacrement et dévouement.

Puisque le Verbe incarné s'est fait le serviteur des hommes, ceux qui sont sauvés par lui doivent être prêts à l'imiter : le serviteur n'a pas d'idéal plus élevé que son seigneur, ni l'envoyé que celui dont il tient mission; il va sans dire que le maître et celui qui envoie ne sont pas autres que Jésus lui-même, et qu'il n'y a pas ici, à proprement parler, de comparaison, mais une allégorie conforme aux habitudes du langage johannique. Application assez nouvelle du proverbe synoptique : « Le disciple n'est pas au-dessus du maître '. » « Si vous savez ces

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