Id. ibid
authentique, se rencontrait dans la parabole des Ouvriers et dans celle du Figuier. Ces deux paraboles ayant été de bonn^ heure interprétées allégoriquement, il était facile d'établir sur le thème de la vigne, avec Isaïe, l'envoi des serviteurs dans le Festin, les faits accomplis et le texte du psaume, le tableau apocalyptique inséré dans la prédication hiérosolymitaine de Jésus.
Ce tableau a été emprunté à Marc par les deux autres Synoptiques, mais il ne semble pas avoir été composé pour occuper la place où il est maintenant. Il arrive d'une façon très inattendue, dans le second Evangile, après que Jésus a réduit les prêtres au silence, en leur demandant leur avis sur la mission de Jean-Baptiste *. L'incident est clos, et l'on ne voit pas la raison de ce qu'on lit ensuite ~ : « Et il se mit à leur parler en paraboles », transition artificielle pour introduire un discours qui n'a aucun rapport avec les circonstances précédemment indiquées. La conclusion du récit est singulière. La parabole ayant défini la situation providentielle des autorités hiérosolymitaines à l'égard du Christ, à savoir que les Juifs doivent être ses meurtriers, pour causer leur propre ruine et sa gloire, comme si l'on voulait montrer ensuite l'accomplissement de la prophétie, on ajoute que les membres du sanhédrin, se sentant visés par la parabole, songeaient à s'emparer de Jésus et en étaient empêchés par la crainte du peuple. L'indication ne porte pas sur un incident particulier; elle décrit un état de choses qui existe depuis la parabole, et elle découvre la perspective de la passion -^ Mais brusquement cette perspective se referme, Marc disant, pour finir ^ : « Et le laissant, ils s'en allèrent ». Matthieu et Luc